Diplomatie. L'Otan durcit le ton face à la Chine

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S'il est resté évasif sur ses attentes précises pour la rencontre qui doit se tenir à Genève, Joe Biden a affirmé ce lundi 14 juin attendre un changement de posture de la part de Vladimir Poutine.

"Tant que la Russie ne montre pas qu'elle respecte le droit international et qu'elle honore ses obligations et responsabilités internationales, il ne peut y avoir de retour à la normale", ont averti les Alliés.

Plus tôt, le secrétaire général de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan), Jens Stoltenberg, avait déjà déclaré au quotidien allemand Die Welt que Pékin et Moscou coopéraient "de plus en plus ces derniers temps, tant sur le plan politique que militaire". Mais "nous restons ouverts à un dialogue périodique et substantiel", ont-ils assuré.

Le président américain a rencontré le roi Philippe lors d'une visite officielle au Palais Royal ce mardi.

"La Russie et la Chine cherchent à nous diviser, mais notre alliance est solide". "Il était même tabou d'aborder la question dans les couloirs, certains membres craignant que cela ne replonge les relations avec le pays dans le cadre de la rivalité entre superpuissances de l'époque de la guerre froide".

La Chine est également devenue une source de préoccupation. La Chine est désormais leur rival le plus inquiétant après la Russie. "Il s'agit d'une nouvelle dimension et d'un défi sérieux pour l'Otan", assurait-il, avant de tempérer: "La Chine n'est pas notre adversaire, notre ennemi".

Le sommet a également lancé la révision du concept stratégique de l'Alliance adopté en 2010 pour la préparer à faire face aux nouvelles menaces dans l'espace et le cyberespace.

Cette mention est "une victoire" pour le président des États-Unis, Joe Biden, qui effectuait son premier voyage au sein d'une Alliance atlantique "en difficulté", décrypte le Washington Post.

Si le retrait américain d'Afghanistan, décidé sans concertation avec ses alliés, a mis à mal la crédibilité des opérations extérieures de l'Otan, les Alliés s'engagent à ne pas abandonner ce pays aux talibans.

"L'Alliance doit se consulter davantage et investir mieux", a plaidé Jens Stoltenberg. La France est du nombre, pas l'Allemagne, ni l'Italie, ni l'Espagne.

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