Déroutage d’un avion : Loukachenko se défend et parle de "lignes rouges" franchies

Share

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko s'est exprimé mercredi devant le Parlement, tandis que le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir à huis clos pour évoquer le détournement d'un avion de ligne européen.

L'UE a adopté lundi soir de premières sanctions contre le Bélarus, fermant son espace aérien à ses avions et recommandant à toutes les compagnies d'éviter les cieux bélarusses.

Lorsque le pilote a demandé de qui venait la " recommandation ", le tour répond " ce sont nos recommandations ".

Le dissident et sa compagne sont apparus dans des vidéos tournés en prison où ils confessent leurs crimes.

Les autorités biélorusses ont l'habitude de diffuser des confessions de détracteurs filmées sous la contrainte.

Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, 66 ans, a fait face à une contestation sans précédent depuis qu'il a pris les commandes du pays en 1994 avec des manifestations de masse à la suite de sa réélection l'an dernier. "Ils sont passés de l'organisation d'émeutes à l'étape de strangulation", a-t-il dénoncé, dans une référence apparente au mouvement de contestation de 2020 qu'il attribue à une opposition pilotée par l'Occident. Pareille attitude peut sans doute s'expliquer par le sentiment d'impunité que le dictateur de Minsk a pu ressentir à la vue des sanctions très mesurées que les Européens ont opposées ces dernières années aux agissements hors Russie de son "ami" Vladimir Poutine: l'annexion de la Crimée ukrainienne en 2014, le soutien à un coup d'Etat proserbe avorté au Monténégro en 2016, la tentative d'empoisonnement de l'ancien agent double Sergueï Skripal en 2018 au Royaume-Uni, ou la révélation, en avril de cette année, de la destruction, par des agents du GRU, le service de renseignement militaire russe, en 2014, d'un entrepôt d'armes ayant fait deux morts en République tchèque.

Читайте также: Gaza: Biden veut une "désescalade" immédiate, Israël attend "le moment opportun"

Loukachenko est resté silencieux au milieu d'une avalanche de déclarations indignées, européennes et américaines, et d'annonces de sanctions, depuis l'interception dimanche par un avion de chasse MiG-29 d'un vol Athènes-Vilnius de la compagnie Ryanair, pendant qu'un contrôleur aérien affirmait qu'"une bombe" se trouvait à bord et "recommandait" au pilote d'atterrir à Minsk.

Natalia, 46 ans, la mère du photographe et militant, dit n'avoir pas dormi depuis deux nuits, serrant son téléphone dans ses mains, dans l'espoir de recevoir des nouvelles. La chancelière allemande Angela Merkel a jugé la version bélarusse, faisant état d'une menace de bombe attribuée au Hamas palestinien, d'"absolument pas crédible".

Moscou n'a de son côté pas rejoint les critiques occidentales envers Minsk.

La candidate à la présidentielle de 2020, exilée en Lituanie, Svetlana Tikhanovskaïa, a appelé " les États-Unis à isoler le régime et à faire pression avec des sanctions ".

Quelque 88 personnes, dont Alexandre Loukachenko, et sept entités ont déjà été sanctionnées par une interdiction de voyager dans l'UE et un gel des avoirs pour la répression de l'opposition et la présidentielle du 9 août 2020, jugée "truquée" par les Européens.

При любом использовании материалов сайта и дочерних проектов, гиперссылка на обязательна.
«» 2007 - 2021 Copyright.
Автоматизированное извлечение информации сайта запрещено.

Код для вставки в блог

Share