Enlèvement de Mia : une opération préparée "de façon minutieuse et précise"

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Le magistrat, qui tiendra une nouvelle conférence de presse vendredi à 11h30, s'est refusé à préciser si les trois hommes placés en garde à vue étaient les ravisseurs de l'enfant. Celui-ci est désormais en charge de ce dossier, s'agissant d'un enlèvement " en bande organisée " qui exige une compétence spécique que le tribunal d'Epinal ne possède pas.

Recherchée la mère de Mia est âgée de 28 ans, elle mesure 1m70 et a une corpulence très mince.

" Leurs auditions sont globalement concordantes", a-t-il ajouté, précisant que l'un d'entre eux n'avait pas voulu s'exprimer. Trois des quatre hommes entendus par les enquêteurs revendiquent le rapt, et évoquent une exfiltration. Âgés de 23 à 60 ans, tous ont été rapidement interpellés, respectivement à Paris, aux Lilas (Seine-Saint-Denis), à Varreddes (Seine-et-Marne) et en Meurthe-et-Moselle, grâce à un témoin. Une perquisition immédiate a permis aux enquêteurs de trouver un script servant à guider les ravisseurs face à la grand-mère de Mia, ainsi que de nombreux téléphones portables.

Selon BFM, l'homme de 58 ans a expliqué qu'ils étaient des "dissidents de ce système, nous nous considérons comme des résistants à la barbarie qui est en train de se mettre en place sous prétexte sanitaire depuis plus d'un an".

"Au cours de sa garde à vue, le suspect a affirmé avoir agi " dans le but de sauver la vie de l'enfant " même s'il a admis avoir " peut-être été manipulé ".

Enfin, les enquêteurs indiquent que les quatre suspects faisaient déjà l'objet d'une enquête préliminaire menée par le parquet national antiterroriste (PNAT) pour association de malfaiteurs terroriste.

" Ils évoquaient pêle-mêle les institutions, l'Élysée, des centres de vaccination, des centres de finances publiques, des bâtiments administratifs..." comme cibles potentielles, selon une source proche de l'enquête. La justice avait interdit à la mère de famille de voir sa fillette seule. Des diffusions internationales ont été réalisées ainsi que des demandes d'entraide pénale en urgence absolue.

Après l'enlèvement Mia, l'enquête avance. Mia était exposée à la violence de sa mère, Lola Montemaggi, qui "refusait tout collaboration avec les services éducatifs" et voulait vivre "une vie en marge de la société", a déclaré le procureur Nicolas Heitz. Deux des ravisseurs - un troisième étant resté au volant du véhicule qui a emmené l'enfant - se sont fait passer pour des représentants de la protection de l'enfance, avec des papiers à en-tête du ministère de la Justice. "Comment ont-ils été mis en contact avec la mère de l'enfant, à qui ont-ils remis Mia juste après l'enlèvement, quand et où exactement?" Les auteurs encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

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