Une bavure policière ravive les tensions dans la ville — Minneapolis

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"Une erreur? Ça sonne faux, cette agente avait 26 ans de service", a commenté Aubrey Wright, le père de Daunte, la voix entrecoupée de sanglots, interrogé avec son épouse par la chaîne ABC News. "En attendant, je veux le redire clairement: il n'y a absolument aucune justification, aucune, aux pillages", a-t-il ajouté.

Le président Joe Biden a qualifié le meurtre de "tragique", mais a mis en garde contre toute agitation violente potentielle. À la place, un coup de feu résonne.

Mardi 13 avril, Barry Brodd a calmement tenté de convaincre le jury que Derek Chauvin n'avait fait aucun usage excessif de la force contre George Floyd: " L'interaction de l'officier Chauvin avec M. Floyd m'a semblé conforme à sa formation, conforme aux pratiques actuelles au sein de la police, et objectivement raisonnable.

"La douleur que nous ressentons ne peut pas se traduire par la violence, la destruction de moyens d'existence ou de petits magasins locaux", a expliqué Jacob Frey, en annonçant un couvre-feu de 19 h à 6 h locales, qui sera également en vigueur dans les trois comtés de l'agglomération.

"Ce qu'il s'est passé" dimanche à Brooklyn Center, une banlieue de Minneapolis, "est vraiment tragique mais je pense qu'il faut attendre de voir ce que nous dira l'enquête", a déclaré de son côté lundi le président américain, Joe Biden, aux journalistes dans le Bureau ovale. Elle était "expérimentée" d'après Tim Gannon, et a été mise en congé à la suite du drame. Son nom n'a pas encore été rendu public.

Le décès de Daunte Wright a ravivé la colère à Minneapolis, cette grande ville des États-Unis, qui s'était embrasée après la mort de George Floyd, le 25 mai 2020, sous le genou du policier blanc Derek Chauvin.

Des centaines de personnes se sont rassemblées dans la nuit de dimanche à lundi devant le poste de police de Brooklyn Center, dans l'Etat du Minnesota, pour protester contre la mort de ce jeune homme identifié comme Daunte Wright, 20 ans.

La police a procédé à une soixantaine d'arrestations et fait usage de grenades assourdissantes, les manifestants ripostant avec des jets de bouteilles d'eau ou de briques, selon les autorités. "Je comprends qu'il y ait des troubles civils" mais "je ne crois pas que cela soit un motif d'inquiétude supplémentaire", avait répondu le juge Peter Cahill.

Des bannières frappées des mots "Black Lives Matter" (Les vies noires comptent), le slogan phare des rassemblements de l'été dernier, ont été brandies lors des manifestations de dimanche à Brooklyn Center.

Après deux semaines consacrées à l'exposé des faits par l'accusation, l'avocat du policier blanc Derek Chauvin a fait venir à la barre un agent à la retraite, qui avait interpellé George Floyd un an avant le drame.

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