Jordanie: Le Maroc apporte son soutien au Roi Abdallah II

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Le demi-frère du roi et ancien prince héritier, Hamza Ben Hussein, a également été " appelé à arrêter toute activité qui puisse nuire à la sécurité du royaume ", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Dans une vidéo transmise à la BBC par son avocat, le prince Hamza a affirmé que le chef d'état-major de l'armée s'était rendu à son domicile et lui avait signifié qu'il n'était "pas autorisé à sortir". Le général Youssef Huneiti, chef des Etats majors, a déclaré, dans un communiqué: "Les informations faisant état d'une arrestation du prince Hamza sont fausses, mais il lui a été demandé de cesser toutes ses activités qui pourraient nuire à al sécurité nationale ".

" Personne n'est au-dessus de la loi".

Le roi Mohammed VI a exprimé sa solidarité pleine et naturelle avec la Jordanie, ce pays frère, ainsi que son soutien à toutes les décisions prises par le souverain jordanien pour assurer la stabilité et la sécurité de ce pays.

" Toutes les mesures qui ont été prises l'ont été dans le cadre de la loi et après une enquête approfondie ", a-t-il ajouté.

La chaîne Al-Arabiya a confirmé le "déploiement important de forces de sécurité dans la capitale Amman, et dans le quartier de Dabouq, où sont situés les palais royaux" et précisé que les arrestations visaient "plusieurs amis et proches collaborateurs du prince Hamza".

Auparavant, le Washington Post avait rapporté que les autorités jordaniennes détenaient le prince Hamza et avaient arrêté près de 20 autres personnes en raison d'une "menace à la stabilité du pays" selon des responsables.

Le pouvoir jordanien pense que "ses intérêts personnels, ses intérêts financiers, sa corruption est plus importante que la vie, la dignité et l'avenir des dix millions de personnes qui vivent ici", a encore accusé le prince Hamza.

Hamza est le fils aîné du roi Hussein et de son épouse américaine, la reine Noor, née Lisa Halaby. Conformément au souhait de son père, décédé en 1999, il avait été nommé prince héritier lorsque Abdallah était devenu roi. Mais en 2004, il l'a dépouillé du titre et l'a donné à son fils aîné Hussein.

Avant de devenir chef de la cour royale en 2007, il était chef du cabinet du roi en 2006.

Quant à Bassem Awadallah, ancien ministre des Finances et du Plan, il était très proche du roi jordanien mais aussi une figure controversée en Jordanie. Il a finalement démissionné de son poste de chef de la Cour royale après avoir été vivement critiqué pour son ingérence présumée dans des questions politiques et économiques controversées. Les autorités jordaniennes ont procédé à une opération arrêtant un ancien conseiller du roi Abdallah II et d'autres personnes, a rapporté samedi 3 avril l'agence de presse officielle Petra. Les arrestations de hauts responsables et de membres de la famille royale sont rares en Jordanie.

Rappelons que le Roi Abdellah a échappé à une tentative de coup d'État.

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