Le vaccin d’AstraZeneca suspendu en Irlande

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" Les administrations du vaccin AstraZeneca ont repris, après une suspension par précaution de quelques heures, visant à repérer et isoler le lot dont provenait la dose injectée à l'enseignant décédé", a expliqué en fin de journée la région Piémont sur son site internet. Et la situation est actuellement marquée par les déconvenues d'un des sérums, celui du laboratoire suédo-britannique AstraZeneca, du fait d'inquiétudes sur de possibles effets secondaires ainsi que de retards de livraison.

Les autorités sanitaires irlandaises ont recommandé dimanche de suspendre par " précaution " l'utilisation du vaccin AstraZeneca contre le coronavirus, après que des cas de caillots sanguins ont été rapportés en Norvège, sans qu'un lien avéré n'ait toutefois été prouvé à ce stade.

Les autorités norvégiennes ont indiqué samedi que trois travailleurs de la santé du pays nordique, récemment vaccinés, ont été hospitalisés après avoir présenté des "symptômes très inhabituels", notamment "des saignements, des caillots sanguins et une faible numération plaquettaire".

L'UE reste à la traîne des États-Unis, d'Israël et du Royaume-Uni pour les vaccinations.

Le Danemark, la Norvège, l'Islande et la Bulgarie ont déjà suspendu le déploiement de ce vaccin en raison de craintes liées à la formation de caillots sanguins chez certaines personnes vaccinées. Un décès est également survenu à la suite d'une hémorragie cérébrale. "Il ne devrait y avoir aucun doute sur les vaccins", a déclaré le ministre de la Santé Hugo de Jonge, cité dans le communiqué.

Des inspecteurs du ministère italien de la Santé se sont rendus dimanche en Sicile pour mener l'enquête sur la mort d'un militaire de 43 ans décédé le 9 mars dans l'île du sud de l'Italie après l'injection d'une dose du vaccin AstraZeneca.

L'Agence européenne des médicaments (AEM) a toutefois estimé qu'un lien de causalité était "probable" dans au moins certains des "41 rapports d'anaphylaxie possible observés parmi environ 5 millions de vaccinations au Royaume-Uni".

Pour AstraZeneca, ces déconvenues s'ajoutent à la nouvelle baisse de ses livraisons à l'UE d'ici juin que le laboratoire a été contraint d'annoncer en invoquant des problèmes d'exportations.

Selon elle, des pays européens veulent "ouvrir un dialogue" avec les États-Unis au sujet des 30 millions de doses de vaccin AstraZeneca retenues sur leur sol alors que le produit n'a pas encore été approuvé dans ce pays.

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