Risques d’attaque contre le Capitole, les autorités en état d’alerte — USA

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Mercredi, la police du Capitole a précisé que des informations montraient "un possible projet d'une milice identifiée visant à forcer l'entrée du Capitole le 4 mars".

Des partisans de l'ancien locataire de la Maison blanche avaient fait irruption au Capitole en janvier pour empêcher le Congrès de certifier la victoire électorale de Joe Biden, donnant lieu à des scène de chaos inédites dans le bâtiment où se trouvaient alors l'ensemble des élus et le vice-président à l'époque, Mike Pence.

Des membres de la Garde nationale patrouillent toujours dans l'enceinte du Capitole, protégée par des barrières et des fils barbelés.

L'alerte a été donnée au lendemain d'un bulletin de renseignement envoyé par le département de la sécurité intérieure et le FBI aux forces de l'ordre, avertissant que certains groupes nationaux ont " discuté de plans pour prendre le contrôle du Capitole américain et destituer les législateurs démocrates vers le 4 mars", a déclaré un haut responsable des forces de l'ordre à la chaîne NBC News.

Lundi, leur chef, Timothy Blodgett ("Acting Sergeant at Arms"), avait expliqué aux parlementaires qu'il surveillait des informations "liées au 4 mars et aux possibles manifestations entourant ce que certains appellent +le vrai jour de l'investiture+". "Nous prenons ces informations au sérieux", souligne-t-elle.

La Chambre des représentants a avancé à mercredi soir des votes prévus au départ jeudi.

Mais le Sénat a maintenu sa séance et la présidente de la Chambre Nancy Pelosi a minimisé jeudi les craintes sécuritaires derrière la décision de décaler les votes. Lors d'une nouvelle audition mercredi, le général William Walker, chef de la Garde nationale de Washington, a affirmé qu'il avait fallu 3 heures et 19 minutes au Pentagone pour autoriser le déploiement de ses troupes après la demande du chef de la police du Capitole, déjà débordé par les manifestants.

Cette date ne doit rien au hasard: jusqu'en 1933, les présidents américains étaient investis le 4 mars, et non le 20 janvier comme c'est désormais la tradition.

Pendant la présidence de Donald Trump, des membres de la nébuleuse QAnon étaient convaincus que le républicain allait sauver le monde face à des élites corrompues et pédophiles. Or, si le démocrate a finalement bien été investi le 20 janvier, des militants croient encore que son rival républicain va revenir au pouvoir jeudi, même s'il est difficile d'évaluer leur nombre.

Le prix des chambres au luxueux hôtel Trump International, près du Capitole, a explosé jusqu'à 1.331 dollars la nuit pour les nuits de mercredi et jeudi, contre 476 dollars jusqu'à la fin mars.

Cinq personnes, dont un policier du Capitole, sont mortes lors du coup de force de janvier. Plus de 270 personnes sont poursuivies à des degrés divers pour leur participation à cette attaque, selon le FBI.

Le Capitole à nouveau dans le viseur des partisans de Donald Trump?

Robert Salesses, un haut responsable du ministère de la Défense, a confirmé que Christopher Miller - nommé par Donald Trump le 9 novembre, soit près d'une semaine après sa défaite à l'élection présidentielle - avait décidé que la décision d'activer la Garde nationale lui revenait.

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