Covid-19: de nouvelles mesures attendues en France

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La décision était attendue depuis plusieurs jours. "Nous ne sommes pas confrontés, en tout cas pas à ce stade, à une hausse exponentielle de l'épidémie, comme certains modèles le prévoyaient", a-t-il déclaré.

Alors que l'on aurait pu penser que la Somme, voisine du Pas-de-Calais et en alerte maximale, aurait le même destin que son voisin - à savoir un confinement le week-end sur l'ensemble du territoire - il n'en est rien.

"Il faut respecter les gestes barrières, limiter ses interactions sociales, se tester en cas de symptômes..." a une nouvelle fois insisté Jean Castex qui a rappelé que "le confinement n'est pas impossible" si la situation sanitaire se dégrade, "mais il n'est pas inéluctable". Le premier ministre confirme l'envoi dans le Pas-de-Calais de 10 000 doses supplémentaires de vaccins.

Le gouvernement a placé trois nouveaux départements, les Hautes-Alpes, l'Aisne et l'Aube, sous surveillance renforcée en raison de la progression du Covid-19, qui porte à 23 le nombre de départements sous ce statut, a annoncé jeudi Jean Castex. Alors que les cas du variant britannique composent désormais près de 60% des contaminations dans l'Hexagone, le dernier département picard à échapper à la liste des départements en surveillance renforcée est tombé.

Dans les 23 départements, la vaccination sera notablement accélérée (voir ci-dessous). Les grandes surfaces de plus de 5000 m2 seront fermées dans le Pas-de-Calais.

La vaccination constitue toujours l'espoir de pouvoir reprendre une vie normale.

Il sera possible de se faire vacciner en pharmacie dès la mi-mars ("à partir de la semaine du 15 mars"). "D'ici l'été, nous aurons reçu suffisamment de doses pour avoir proposé la vaccination à 30 millions de personnes, soit les deux tiers de la population de plus de 18 ans", a ajouté le chef du gouvernement, alors que 3,2 millions de personnes ont pour l'instant reçu une première injection, et plus de 1,7 million ont été vaccinées avec deux doses.

Pour l'heure, il invite les préfets à "interdire les manifestations organisées dans l'espace public, notamment pendant les week-end" si elles "présentent un risque sanitaire", mais également à étendre le port du masque à toutes les zones urbaines où il ne l'est pas encore. Les patients concernés n'auront "pas besoin d'une prescription médicale" et pourront se rendre "directement en officine" pour y recevoir le vaccin AstraZeneca, a indiqué le Premier ministre, ajoutant que les personnes de 50 à 74 ans qui n'ont "pas de pathologie particulière" pourront se faire vacciner "à compter de mi-avril".

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