Appel à libérer Aung San Suu Kyi au lendemain du coup d'Etat

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Aucun signe de présence militaire significative n'était visible à Rangoun, la capitale économique, preuve de la confiance des militaires dans leur emprise sur le pays, d'après des observateurs. Cinq camions militaires étaient déployés dans l'enceinte de la mairie et des soldats refoulaient les personnes à l'entrée, selon un journaliste de l'AFP. L'accès à internet et à l'ensemble des télécommunications restait très fortement perturbé.

La LND a appelé sur Facebook à la "libération" immédiate de la prix Nobel de la paix 1991 et des autres responsables du mouvement, dénonçant une "tache dans l'histoire de l'Etat et de Tatmadaw", l'armée birmane. Dans un communiqué, Jen Psaki, le porte-parole de la Maison-Blanche a affirmé que les USA "vont agir contre les responsables si ces mesures [les arrestations] ne sont pas abandonnées". L'Australie a déclaré pour sa part être "profondément préoccupée" par les informations selon lesquelles l'armée birmane "cherche une nouvelle fois à prendre le contrôle" du pays. Certains partisans pro-militaires ont célébré le coup d'État, défilant à Yangon dans des camionnettes et brandissant des drapeaux nationaux, mais les militants pro-démocratie ont été horrifiés. La présidente, Aung San Suu Kyi a appelé la communauté internationale à fermement réagir.

Le ministère russe des Affaires étrangères appelle les parties en crise politique en Birmanie, où les militaires ont pris le pouvoir ce matin en renversant le gouvernement en fonction, à la reprise du dialogue.

" Les élections générales du 8 novembre 2020 confèrent un mandat fort à la Ligue nationale pour la démocratie (LND), reflétant la volonté claire du peuple de Birmanie de continuer sur la voie durement acquise de la réforme démocratique", a-t-il estimé.

Dans les faits, les militaires ont expliqué qu'ils espéraient mettre en place une démocratie multipartite, respectueuse et engageante. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit tenir une réunion d'urgence mardi matin. Cette session pourrait prendre un caractère d'urgence et être avancée en début de semaine en raison des derniers développements, a indiqué à l'AFP un diplomate sous couvert d'anonymat. Le gouvernement d'Aung San Suu Kyi a tenté de l'amender, sans grand succès.

La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, arrêtée lundi lors d'un coup d'État, a exhorté la population à " ne pas accepter " ce putsh militaire, d'après une lettre diffusée sur les réseaux sociaux par son parti.

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Une information confirmée par Win Htein, président du parti politique la Ligue Nationale pour la Démocratie. L'armée s'est emparée du pouvoir, déclarant l'état d'urgence pour un an et plaçant des généraux aux postes clés.

Ce coup d'Etat survient après plusieurs jours de tensions entre le gouvernement civil et les militaires. Le pouvoir sera alors transféré à la suite de l'organisation d'élections générales, libres et équitables.

L'armée birmane a pris le pouvoir ce lundi lors d'un coup d'État contre le gouvernement démocratiquement élu de la lauréate du prix Nobel, Aung San Suu Kyi.

Il est à rappeler à ce propos que la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a retiré, en novembre 2018, à Aung San Suu Kyi la citoyenneté d'honneur de la ville, un geste "sans précédent" motivé par le silence de la dirigeante birmane sur les violences infligées aux Rohingyas.

En plus de Tokyo, la Chine et Londres ont également condamné ces actes illégaux.

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