Covid-19 : le variant britannique pourrait être plus mortel, prévient Boris Johnson

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C'est aussi, l'Académie de médecine qui lance un appel à... se taire dans les transports en communs (à savoir les métros, trams et bus.) Outre que ce ne sont pas des lieux réputés propices aux jacasseries, surtout aux heures de pointe, cette prise de position savante ne peut qu'ajouter à la confusion des esprits, alors même que des études ou observations autorisées avançaient régulièrement que ce n'est pas là que le virus circule le plus.

Mais tout serait suspendu désormais à la prolifération de ce fameux " variant anglais " dont l'on nous a dit certes qu'il était plus contagieux que le virus mais pas plus mortel, mais c'était avant que Boris Johnson n'annonce ce vendredi qu'il l'était au contraire davantage, s'appuyant sur des études réalisées dans son pays qui le subit de plein fouet.

Pour les hommes âgés d'une soixantaine d'années, le risque de mortalité est de 10 sur 1 000 avec le virus, un chiffre qui atteint 13 à 14 sur 1 000 avec le nouveau variant, a indiqué le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance.

" En plus de se propager plus rapidement, il semble maintenant qu'il existe des preuves que la nouvelle variante ... peut être associée à un degré de mortalité plus élevé", a déclaré le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré lors d'une conférence de presse vendredi (22 janvier). Ils ont certaines caractéristiques qui les rendent moins sensibles aux vaccins " et sont " plus préoccupants " que le variant britannique, a jugé M. Vallance. Selon des experts, ce variant de la maladie est plus contagieux que la souche principale.

Une campagne de vaccination massive a été lancée, et 5,4 millions de personnes ont reçu une première dose de vaccin, dont 400 000 ont été vaccinés les dernières 24 heures, un record. Les scientifiques conseillant le gouvernement situent ce taux R entre 0,8 et 1.

Jeudi soir, sur le plateau de TF1, le ministre de la Santé Olivier Véran avait déclaré vouloir "donner sa chance" au couvre-feu alors que le nombre de cas positifs s'est stabilisé la semaine dernière à 128.551. Les hôpitaux sont cependant sous pression, avec 38 562 malades du Covid-19 hospitalisés, un chiffre 78% plus élevé que lors du premier pic en avril, a dit Boris Johnson. Selon le bureau des statistiques nationales, l'ONS, une personne sur 55 en Angleterre avait le Covid-19 entre le 10 et le 16 janvier, en baisse comparé à l'estimation d'une personne contaminée sur 50 entre le 27 décembre et le 2 janvier. Le gouvernement a également durci les sanctions contre les contrevenants au confinement.

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