Covid-19: la sixième dose du vaccin Pfizer crée la polémique

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Pour faire face à la "flambée épidémique", la Haute autorité de santé (HAS) a estimé samedi 23 janvier qu'il était "raisonnable" de porter à six semaines le délai entre l'injection des deux doses de vaccins, au lieu des trois à quatre semaines actuelles, afin de protéger plus vite les plus vulnérables. La première est de vacciner les personnes les plus à risques par ordre de priorité, à savoir celles âgées de 75 ans et plus, puis "celles de 65 ans à 74 ans en commençant par ceux qui présentent des comorbidités", et donc plus de risques de décès liés au Covid.

Les résultats des essais cliniques de phase 3 pour les vaccins à ARN messager "montrent une efficacité du vaccin Comirnaty de Pfizer BioNtech qui débute à partir du 12e jour après la première dose et celle du vaccin de Moderna à partir du 14e jour après la première dose", explique-t-elle.

Le gouvernement se basait jusque-là sur les recommandations de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), publiée le 7 janvier, qui estimait que le délai d'administration de la deuxième dose pouvait être envisagé entre 21 et 42 jours après la première injection, afin d'élargir la couverture vaccinale.

Or, des médias ont rapporté que certains pays européens verront des délais pour une ou deux semaines seulement, bien moins que le Canada.

La polémique enfle en Europe après l'annonce de Pfizer. La préparation des doses incombe aux professionnels de santé.

Etant donné que Pfizer calculera ses prochaines livraisons en tenant compte de la sixième dose, le laboratoire devrait pouvoir fournir le nombre de doses prévu la semaine prochaine, précise l'entourage du ministre de la Santé. Le laboratoire britannique Asztrazeneca, dont le vaccin est très attendu par les autorités car peu coûteux et facilement transportable, a par ailleurs dit qu'il réduirait probablement ses livraisons à l'Union européenne d'environ 60 % au premier trimestre en raison de problèmes de production.

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