Les remontées mécaniques n'ouvriront pas le 1er février, confirme le gouvernement — Montagne

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Amputés de leurs remontées mécaniques depuis le début de la saison, les acteurs de la montagne ont appris mercredi 20 janvier, à l'issue d'une réunion avec Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat chargé du Tourisme, qu'ils n'accueilleraient pas de skieurs le 1er février et se dirigeaient vers une saison blanche, face à une situation épidémique qui ne s'améliore pas. Le gouvernement l'a confirmé, mercredi 20 janvier, quelques heures après un Conseil de défense sanitaire consacré aux "mesures de freinage" de la pandémie de Covid-19, qui "demeurent plus que jamais nécessaires" alors que les indicateurs sanitaires restent mauvais en France.

Cette décision est "d'une tristesse absolue", a réagi auprès de l'AFP Alexandre Maulin, le président de Domaines skiables de France (DSF), qui ne croit pas à une ouverture en fin de saison. "On avait placé nos tout derniers espoirs dans le fait de faire février" et "on vient de prendre un coup de massue dans la gueule." . "On aura de la casse", a-t-il présagé. Dimanche, Henri Giscard d'Estaing, le PDG du Club Med, appelait dans l'hebdomadaire JDD à "sauver la montagne".

Le Syndicat des Indépendants (SDI) tire lui aussi la sonnette d'alarme: "Ce sont près d'un tiers des dirigeants de TPE qui doutent à ce jour de leurs capacités à survivre à l'année 2021", s'inquiète Marc Sanchez, secrétaire général du SDI, notant que la filière, qui représente 250 000 emplois directs et 400 000 emplois indirects, accuse une baisse annuelle de chiffre d'affaires "de 20 % à 30 %" en 2020.

"On demande de la visibilité: les vacances de février, c'est 45% du chiffre d'affaire", clame Guillaume Roger, directeur opérationnel de la société N'Py, qui regroupe huit stations du massif pyrénéen. "Tout l'écosystème ne pense qu'à ça", ajoute Jean-Luc Boch.

Il n'est plus question de pousser à la réservation, ni même les maintenir. "Une partie des saisonniers sont très précaires", poursuit Christian André, car leurs contrats n'ont pas été signés.

Fin du suspense pour les stations de ski.

Mardi encore, la décision semblait loin d'être arrêtée. "Peut-on raisonnablement penser qu'il y a plus de risque d'aller dans une station de ski que de se promener sur une grande artère d'une ville?"

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