Covid-19 : Pékin défend sa gestion de l’épidémie face aux experts mandatés

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Il est possible de faire mieux. Critiquée sur sa gestion de l'épidémie de Covid-19 par des experts indépendants mandatés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la Chine a concédé, mardi 19 janvier, devoir "s'évertuer à faire mieux".

Le manque de transparence supposé des autorités de Wuhan (centre de la Chine), première ville où a été repéré le coronavirus à la fin de l'année 2019, et la convocation par la police de médecins locaux lanceurs d'alerte, accusés de " propager des rumeurs ", ont été le théâtre de vives critiques.

En mai, les Etats membres de l'OMS étaient tombés d'accord sur le principe d'une enquête indépendante et en juillet, le chef de l'organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, annonçait la création du Groupe indépendant chargé d'établir 'une évaluation honnête' de la gestion de la crise et 'tirer des leçons' pour l'avenir. Et, ajoutent-ils, " il est clair que des mesures de santé publique auraient pu être appliquées plus énergiquement par les autorités chinoises locales et nationales", rapporte l'AFP.

Ce groupe d'expert, dirigé par Helen Clark, ancienne Première ministre néo-zélandaise et Ellen Johnson Sirleaf, ancienne présidente du Libéria a effectivement pointé du doigt la lente réaction de l'OMS qui a attendu jusqu'au 30 janvier afin de classer le covid-19 dans la liste des urgences de santé publique internationale.

Pour la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a répondu que la Chine avait réagi rapidement en confinant Wuhan dès le 23 janvier 2020, ce qui " a réduit les infections et les décès ".

La Chine a largement endigué l'épidémie de Covid-19 sur son territoire depuis le printemps dernier.

En un peu plus d'un an, la pandémie a fait officiellement plus de 2 millions de morts, et un peu moins d'une centaine de millions de personnes ont aussi été infectées.

" Nous devons bien sûr nous évertuer à faire mieux".

"En tant que premier pays à sonner l'alarme antiépidémique mondiale, la Chine a pris des décisions rapides et décisives, alors même qu'elle ne disposait alors que d'informations incomplètes" sur le virus, a-t-elle souligné.

La critique directe d'une agence que Donald Trump a accusée d'être trop proche de Pékin intervient alors qu'une équipe d'experts de l'OMS mène une mission politiquement sensible en Chine pour enquêter sur les origines de la maladie.

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