Faut-il arrêter de porter des masques en tissu — Coronavirus

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Il préconise en parallèle de repousser la distance physique à deux mètres au lieu d'un pour lutter contre la propagation du virus.

"Tous les masques dont le pouvoir filtrant est filtrant à 90% restent valides", a indiqué mardi 19 janvier sur France Inter Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, à la suite d'une recommandation du Haut conseil de la santé qui vise à faire face au développement du variant anglais du Covid-19.

Pour le médecin hygiéniste et de santé publique il est préférable de "porter un masque en tissu réutilisable de catégorie 1, plutôt que des masques de catégorie 2 qui filtrent un petit peu moins bien, voire des masques fabriqués de manière artisanale où là, il n'y a aucun contrôle sur leur performance qui est réalisé". Selon les normes élaborées par l'Association française de normalisation (Afnor), les masques de catégorie 1 filtrent 90 % des particules, tandis que ceux de catégorie 2 n'en bloquent que 70 %.

Il rappelle par ailleurs que les masques en tissu de catégorie 1, qui sont fournis par les industriels, sont "validés par la direction générale des Armées, en termes de performance et sont aussi efficaces que les masques chirurgicaux". De toute façon, "avec l'expérience, les industriels ne fabriquent pratiquement plus de masques de catégorie 2", a-t-il ajouté sur franceinfo.

D'un point de vue purement scientifique, le masque FFP2 est garant d'une meilleure efficacité que ses homologues chirurgicaux et en tissu.

Concernant l'usage grand public des masques FFP2, filtrant au moins 94% des particules, Didier Lepelletier a jugé qu'il "n'est pas forcément une bonne chose parce qu'on ne pourra pas contrôler" qu'ils sont "bien portés" et "adaptés à la morphologie du visage".

Et, rapporte encore La Voix du Nord, le Haut Conseil pour la santé publique recommande également à présent d'appliquer la distanciation sociale de deux mètres, au lien d'un mètre actuellement. "A l'occasion des avis du mois de décembre sur les commerces ou sur les fêtes de fin d'année, on est effectivement passé à ces 2 mètres. La pénétration des nouveaux variants (.) est peut-être l'occasion d'officialiser ces 2 mètres", a estimé le professeur. Le ministère de la Santé peut choisir de suivre ou pas les avis du HCSP.

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