L’Iran interdit l’importation des vaccins américains et britannique — Coronavirus

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Les vaccins contre le coronavirus fabriqués aux Etats-Unis et au Royaume-Uni ne seront pas importés en Iran. "On ne peut absolument pas leur faire confiance", avait affirmé vendredi l'ayatollah Ali Khamenei dans un message sur son compte Twitter en anglais. "Il n'est pas impossible qu'ils veuillent contaminer d'autres nations ".

Un jour après que le guide suprême Khamenei a interdit l'importation de vaccins en provenance des États-Unis et de Grande-Bretagne, le président iranien a déclaré que les entreprises étrangères ne seraient pas autorisées à essayer des vaccins pour la covid sur des citoyens iraniens.

L'Iran a banni les vaccins Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca/Oxford qui ont été lancés, ou sont sur le point de l'être, en Europe et aux États-Unis.

Plusieurs centaines de personnes en Iran ont été contaminées par le virus du sida dans la décennie 1980 avec des lots de transfusion sanguine français.

La République islamique est le pays du Proche et du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie de nouveau coronavirus.

Les autorités elles-mêmes reconnaissent néanmoins que ces statistiques sont largement sous-évaluées.

Il faisait là référence au nombre des décès dus au Covid-19 annoncé la veille par l'Institut Johns Hopkins aux Etats-Unis.

Ennemis depuis plus de 40 ans, la République islamique et Washington se sont retrouvés par deux fois au bord de la guerre depuis juin 2019 sur fond de tensions autour du PAGC mais aussi d'escalade militaire dans le Golfe.

"Certains scientifiques iraniens vivant aux Etats-Unis ont voulu préparer et expédier 150.000 doses du vaccin Pfizer, mais l'envoi a été annulé" compte tenu de la décision du guide suprême, selon un communiqué du Croissant-Rouge iranien cité par plusieurs médias locaux.

L'accord offre à l'Iran un allègement des sanctions internationales en échange d'une limitation drastique de son programme nucléaire et de garanties prouvant qu'il ne se dote pas de la bombe atomique. Le ministre, qui a assisté au début de la phase III des essais cliniques sur un groupe de volontaires, a souligné que l'Iran allait proposer son vaccin au monde entier.

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