Confinement : les coiffeurs et esthéticiennes ne pourront plus exercer à domicile

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Finalement non. Par souci d'équité par rapport aux salons qui sont tenus de fermer boutique jusqu'au déconfinement, Bruno Le Maire a précisé ce matin sur l'antenne d'RTL que les coiffeurs à domicile devront également cesser leur activité pendant le confinement " Ce n'est pas compréhensible pour un salon de coiffure qui a fait tous les efforts pour s'adapter aux règles de sécurité sanitaire (...) que dans le même temps, vous puissiez avoir des coiffeurs à domicile", a -t'il expliqué. "C'est une décision qui va affaiblir le petit comme le grand commerce, en laissant le champ libre à des acteurs comme Amazon", a déclaré dimanche soir son délégué général Jacques Creyssel à l'AFP.

Reste encore à préciser quels sont ces produits interdits à la vente, allant des vêtements à la droguerie en passant par les jouets. La polémique montait sur la fermeture des petits commerces pendant le confinement.

La colère des libraires s'était notamment cristallisée vendredi autour de la Fnac, qui continuait vendredi à vendre des livres, avant que le groupe ne ferme ses rayons de lui-même pour deux semaines.

Et 27 enseignes dédiées à l'univers de l'enfant ont également adressé une lettre ouverte à Jean Castex pour demander la révision des mesures de fermeture, insistant sur le caractère "essentiel" de leurs produits. Ce dernier a évoqué un arbitrage qui doit "rétablir l'équité" avec les petits commerces et qui sera rendu après une journée de consultations.

Maintenant que l'interdiction a été prononcée, la FCD demande au moins un "délai technique" et un "régime spécifique" pour les magasins moyens et petits en zone urbaine, dont la partie non-alimentaire est très importante.

Enfin, Bruno Le Maire a fustigé les "arrêtés contraires aux décisions prises par l'État" qu'émettent des "maires irresponsables". "En réalité, ils menacent la santé des Français", a affirmé le ministre.

Les tarifs postaux seront "considérablement diminués" pour les envois de livres commandés en librairies, a annoncé ce lundi la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, par ailleurs hostile aux plateformes numériques.

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