Le gouvernement regrette les examens gynécologiques forcés après l'abandon d'un bébé — Qatar

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" Les responsables de ces violations et actions illégales ont été renvoyés devant le ministère public", a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

Selon le site Channel Seven, les femmes de plusieurs vols en partance pour Sydney sont escortées hors de leurs avions.

Des femmes ayant subi des examens gynécologiques forcés lors d'une escale au Qatar: le scandale, lié à l'abandon d'un bébé à l'aéroport, pourrait porter un coup aux efforts déployés par le riche pays du Golfe pour améliorer son image avant le Mondial-2022. Les femmes plus âgées avaient le ventre pressé. Selon lui, ces viols pourraient constituer "une violation du droit international".

L'affaire a déclenché un choc et une indignation en Australie, et la police fédérale du pays enquête.

L'Australie est un marché particulièrement important pour Qatar Airways.

Le gouvernement a déclaré dans un communiqué.

Il a déclaré que le nouveau-né, une fille, était vivant et "en sécurité sous soins médicaux à Doha". Les informations sur les parents de l'enfant restent inconnues. Le Premier ministre et ministre de l'Intérieur, cheikh Khaled ben Khalifa Al-Thani, avait alors assuré qu'une enquête "complète et transparente" serait menée. Les résultats de l'enquête seront "partagés avec nos partenaires internationaux", a poursuivi le chef du gouvernement. "Nous avons été extrêmement inquiets d'apprendre qu'un citoyen néo-zélandais était préoccupé par le terrible incident qui a impliqué des passagères sur plusieurs vols de Qatar Airways". Là, elles ont subi des examens corporels poussés afin de déterminer si elles avaient accouché récemment.

Pour sa défense, l'aéroport de Doha a précisé que "le personnel médical avait exprimé ses inquiétudes aux responsables de l'aéroport concernant la santé et le bien-être d'une mère qui avait juste donné la vie et demandé à la localiser avant qu'elle ne parte", relate Capital.

Des femmes sur le vol ont signalé les recherches aux autorités australiennes après leur arrivée à Sydney le 3 octobre et une femme sur le vol a envoyé un e-mail au Département des affaires étrangères cette nuit-là, selon The Guardian. Elle se souvient avoir vu une jeune femme sortir d'une ambulance après une fouille "pleurant et désemparée". Les fonctionnaires qataris auraient appliqué la loi islamique, qui condamne fermement les femmes tombant enceintes avant de se marier, observe Le Point.

Une Australienne, dans la soixantaine, avait précédemment expliqué au Guardian Australia qu'elle était la seule passagère à éviter un examen, probablement en raison de son âge. Et nous continuerons de nous assurer de soutenir les Australiens et toutes ces circonstances, ici et lors de voyages à l'étranger. Le pays a dit regretter la violation de libertés individuelles et la détresse infligée à ces voyageuses.

Damien Cave, Livia Albeck-Ripka et Yan Zhuang ont contribué au reportage.

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