Enquête sur l'attentat de Notre-Dame à Nice : trois hommes interpellés

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Les enquêteurs cherchent à déterminer si l'assaillant a pu bénéficier de complicité, et notamment comment il s'est procuré les deux téléphones retrouvés dans un sac contenant des effets personnels. "Il a dit qu'il allait en France car pour le travail c'est mieux", a raconté vendredi Yassine Issaoui à l'AFP, incapable de comprendre la dérive de ce frère qu'il avait vu se tourner vers la religion depuis environ deux ans, après avoir lancé un petit débit d'essence informel.

L'individu, âgé de 47 ans, a été placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet national antiterroriste (Pnat) pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste", "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle", relèvent les médias, qui citent des sources judiciaires.

De source proche de l'enquête, on table aussi sur une arrivée du jeune homme à Nice "24 à 48 heures avant l'attaque".

Jeudi, à 08H29, il est entré dans la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption, dans le centre-ville de Nice, où il a égorgé une femme de 60 ans, Nadine Devillers, et le sacristain Vincent Loquès, âgé de 55 ans. Alertée, la police munidipcale intervient se retrouve face au tueur dans le couloir de cette entrée latérale de l'église. Il serait arrivé clandestinement en Europe par l'île italienne de Lampedusa le 20 septembre dernier. " Il y restera un peu moins d'une demi-heure, période durant laquelle il s'attaque à 3 victimes", relate le procureur.

Une mère de famille brésilienne de 44 ans, résidant en France, qui a été touchée à plusieurs reprises, est décédée dans un restaurant où elle s'était réfugiée. Les établissements scolaires seront aussi particulièrement protégés alors que la rentrée aura lieu lundi.

"Nous ne céderons rien" sur les valeurs qui font la France, en particulier "la liberté de croire et ne pas croire", a-t-il ajouté, deux semaines après une attaque similaire contre un professeur de collège, Samuel Paty, en région parisienne, décapité par un jeune réfugié tchétchène de 18 ans, pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Charlie Hebdo représentant le prophète Mohammed.

"La menace est partout", a martelé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, à l'attention des Français de l'étranger.

Après l'attaque d'un vigile du consulat de France à Jeddah en Arabie saoudite, annoncée jeudi, des heurts ont éclaté vendredi à Beyrouth, à proximité de la résidence de l'ambassade de France.

"Nous ne sommes pas en guerre contre une religion mais contre une idéologie, l'idéologie islamiste", a précisé le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. "Ils ont continué leur manifestation nocturne, en scandant " On est chez nous " et " L'islam hors d'Europe ".

Mais aussi des appels à la tolérance, comme celui de Virginie, aide à domicile de 37 ans: "Ca rappelle 2016 et le 14 juillet, mais il faut rester intelligent".

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