Coronavirus: ne croyez pas ces fake news sur les réseaux sociaux

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Une vidéo massivement partagée sur les réseaux sociaux, mercredi, prétend prouver que l'Institut Pasteur a créé le coronavirus en 2003 pour ensuite vendre le vaccin. "Pouvez-vous nous informer du contenu de cette vidéo?"

"Le brevet de 2004 décrit la découverte du virus puis l'invention d'une stratégie vaccinale contre ce virus, et NON l'invention du virus lui-même!" précise l'Institut Pasteur dans un communiqué. Ces derniers jours, plusieurs vidéos, partagées notamment sur Facebook, soutiennent que le coronavirus Covid-19 existait depuis des années et aurait été créé par des laboratoires à des fins commerciales. "[.] et on nous dit que c'est un nouveau virus?"

" Une épidémie atypique nommée syndrome respiratoire aiguë, SRAS en français, s'est propagée dans différents pays Vietnam, Hong-Kong, Thaïlande, Singapour, Canada..."

Les candidats-vaccins qui avaient été testés dans le brevet déposé en 2004 ne peuvent pas être réutilisés pour le nouveau coronavirus, " à cause de ces différences ".

S'il existe bel et bien des brevets déposés sur des codes génétiques de virus, cela ne veut pas dire qu'ils ont été créés, contrairement à ce que laisse entendre la vidéo.

"La confusion provient également des termes " invention " et " inventeurs " présents dans les deux brevets cités, laissant penser aux lecteurs que le coronavirus serait le fruit d'une invention".

"Ainsi, selon le Larousse, un " inventeur " est la " personne qui par son ingéniosité invente, imagine, crée quelque chose d'original: "l'inventeur du téléphone " mais aussi celle " qui découvre un trésor, un objet, etc ". On nous parle de 2002. "Le virus aujourd'hui est là juste pour le fric".

" Il peut y en avoir un brevet sur une technologie, sur un diagnostic, sur plein de choses", poursuit-il, ajoutant qu'il s'agit d'abord de " protéger sa découverte", le temps de publier un article dans une revue scientifique par exemple.

L'intérêt de breveter un virus?

. "Ce sont les séquences qui sont brevetées et elles sont ensuite utilisées pour créer des tests de dépistage et un vaccin", explique le directeur de l'unité Virus et immunité à l'Institut Pasteur, Olivier Schwartz. "Il n'y a pas un coronavirus, il y en au moins 7", rappelle M. Schwartz. "Ce candidat-vaccin utilisait le vaccin contre la rougeole comme véhicule pour que les antigènes atteignent directement les bons compartiments du système immunitaire", explique Olivier Schwartz. "Le brevet déposé concernait bien le SARS-CoV-1 (responsable de la maladie dite SRAS en 2002-2003) qui est très différent de SARS-CoV-2 (responsable de la maladie dite Covid19 en 2019-2020) ".

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