Essais cliniques prometteurs contre le coronavirus, mais à petite échelle — Marseille

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Le Plaquenil, une molécule d'hydroxychloroquine, également utilisée depuis des décennies dans les maladies auto-immunes de type lupus ou polyarthrite rhumatoïde, pourrait en effet avoir un effet sur la disparition du virus, a indiqué lundi le professeur Didier Raoult, directeur de Institut Hospitalo-Universitaire de Marseille.

Cet essai clinique a été pratiqué avec l'accord des autorités sanitaires à l'IHU de Marseille. Après six jours de test clinique sur la prise de Plaquenil, l'un des noms commerciaux de la chloroquine, seulement un quart des 24 patients tests du professeur Didier Raoult de l'IHU Méditerranée Infection à Marseille étaient encore porteurs du virus, rapporte le mardi 17 mars 2020 le quotidien français LesEchos. "La charge virale moyenne avec ce virus est normalement de 20 jours. Ne plus l'avoir, ça change le pronostic", précise-t-il.

Les résultats des premiers essais de la chloroquine pour le traitement des sujets atteints du coronavirus ont été rendus publics.

Certains scientifiques appellent tout de même à la prudence. Des critiques balayées par l'équipe du Pr Raoult, qui explique, comme en février, que l'hydroxychloroquine est un médicament utilisé depuis de nombreuses années: "Certes il y a des effets secondaires graves si on ne respecte pas la posologie, mais c'est un médicament que l'on connaît, on sait comment faire".

Ces études sont conduites par le professeur Raoult, membre du conseil scientifique mis en place par le gouvernement.

Plus tôt dans la journée de mardi, la porte-parole du gouvernement français, Sibeth Ndiaye, avait indiqué que ces essais cliniques étaient "prometteurs" et seraient étendus sur un plus grand nombre de patients.

" Le ministère a souhaité étendre ces essais cliniques, qui seront dupliqués sur un plus grand nombre de patients". Au Monde, le Pr Yazdan Yazdanpanah, directeur du consortium REACTing, qui a choisi les projets, avait invoqué "le problème d'interactions médicamenteuses avec d'autres traitements chez des patients en réanimation, et l'existence d'effets secondaires de la chloroquine, qui rendent prudent quant à son utilisation".

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