Coronavirus : la situation est "très inquiétante" et "se détériore très vite"

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La situation de l'épidémie de coronavirus en France "est très inquiétante" et "se détériore très vite", a déclaré lundi le directeur général de la Santé Jérôme Salomon, craignant une éventuelle "saturation" des hôpitaux.

Avec douze décès et 838 cas confirmés supplémentaires en 24 heures, la France compte désormais 4.499 cas de contamination par le nouveau coronavirus, dont 91 mortels, selon les donnés publiées samedi par l'agence Santé publique France sur son site internet. Le scénario d'un confinement total semble se dessiner...

En France, une nouvelle étape a été franchie, dans la lutte contre le nouveau coronavirus: la phase 3 a été déclenchée par les autorités ce samedi 14 mars.

COVID-19, alors que 127 personnes sont décédées en France selon le dernier bilan et que 5.423 personnes sont contaminées officiellement, de nouvelles mesures sont envisagées.

Les mesures sont "proportionnées et progressives face à la propagation du virus (.) Si l'on réduit drastiquement les contacts, on peut casser l'épidémie".

"Ça démontre une situation extrêmement préoccupante", a réagi Jérôme Salomon.

Ce responsable a par ailleurs tenu à souligner "il y a des personnes qui sont malades, en réanimation et dont le pronostic vital est engagé, et ces personnes se chiffrent en centaines".

En outre, 699 personnes se trouvent actuellement en réanimation. "On voit encore que les gens se réunissent, qu'ils se voient en grand nombre, ils rassemblent les enfants et les aînés (...) Les Français doivent comprendre quelque chose que peut-être nous n'avons pas suffisamment expliqué, c'est que nous pouvons tous véhiculer le virus sans le savoir". Tous les acteurs du système de soin sont mobilisés, médecins de ville comme hospitaliers.

La France renforce également les contrôles à sa frontière avec l'Allemagne qui elle a commencé à filtrer les automobilistes et piétons venant de France. Les commerces sont aussi touchés, à l'exception des magasins alimentaires, pharmacies, banques, bureau de tabac ou encore stations-essence, a précisé le Premier ministre.

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