"Aucune preuve" que les animaux domestiques transmettent le coronavirus

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"Rien ne prouve que les chiens ou les chats peuvent être infectés par le virus".

Etant donné que la structure génétique du nouveau coronavirus tend à montrer une origine animale probable de ce virus, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a été interrogée quant au risque de contamination par un animal domestique ou par l'alimentation.

L'Anses a donc réuni en urgence un comité d'experts, et livré ses premières conclusions sur ces questions, dans un avis publié ce mardi 11 mars.

Même si chez certaines espèces, le récepteur auquel s'attache le SARS-CoV-2 pour entrer dans les cellules est présent, cette présence n'est pas suffisante pour permettre la réplication du virus, explique l'Anses, recommandant toutefois des études complémentaires pour identifier les facteurs permettant cette réplication.

Concernant la contamination par le coronavirus Covid-19 via l'alimentation, l'Anses assure que "dans l'état des connaissances à ce jour, la transmission du [coronavirus] par voie digestive directe est écartée". "Par ailleurs, si aucun élément ne laisse penser que la consommation d'aliments contaminés puisse conduire à une infection par voie digestive, la possibilité d'infection des voies respiratoires lors de la mastication ne peut être totalement exclue".

Il y a un hic cependant, puisqu'une personne infectée peut tout de même contaminer un plat en le préparant ou en le manipulant avec des mains souillées, ou en l'exposant à des gouttelettes lors d'épisodes de toux ou d'éternuement.

L'Anses considère en conclusion que ses recommandations "s'inscrivent dans la continuité des mesures d'hygiène strictes formulées pour éviter la transmission interhumaine ". Ainsi, au moment de la préparation du repas, il est indispensable de se laver soigneusement les mains avant de commencer. Le nettoyage des surfaces, des matériels et des ustensiles de cuisine est tout aussi important ainsi que la séparation des aliments crus et cuits.

L'agence rappelle que " par analogie avec d'autres coronavirus connus, ce virus est sensible aux températures de cuisson. Ainsi, un traitement thermique à 63 °C pendant 4 minutes (température utilisée en liaison chaude en restauration collective) permet de diviser par 10 000 la contamination d'un produit alimentaire.

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