La " pandémie est maîtrisable ", insiste l'OMS — Coronavirus

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Le coronavirus est désormais une " pandémie ".

Alors que le coronavirus SARS-CoV-2 est aujourd'hui présent dans une centaine de pays, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui ces dernières semaines était réticente à changer le statut de l'épidémie afin de ne pas entraîner une panique plus importante, a finalement décidé de déclarer officiellement la pandémie. D'autres pays européens voient des cas monter en flèche.

Les secteurs du tourisme, du sport et de la culture continuaient à subir les effets de la pandémie: suspension des croisières vers l'étranger aux Etats-Unis, contrôles des paquebots au Canada et suppression de milliers d'emplois chez le groupe air France-KLM. Vous avez la possibilité de continuer ainsi.

Pour l'agence onusienne basée à Genève, "on ne peut pas combattre un virus si on ne sait pas où il se trouve". Il s'agit de détecter, prévenir et traiter. "Il faut mettre en quarantaine les contacts les plus proches ". "Même si vous ne pouvez pas arrêter la transmission, vous pouvez la ralentir et protéger les établissements de santé, les maisons de retraite et autres espaces vitaux; mais seulement si vous testez tous les cas suspects", a expliqué le Directeur général de l'OMS.

Ce nouveau bilan marque un bond dans la propagation du virus.

En attendant, le chef de l'OMS a déclaré que son organisation travaillait " nuit et jour " pour leur venir en aide. Elle a également envoyé des fournitures de laboratoire dans 120 pays.

" Nous travaillons avec nos collègues du système des Nations unies pour aider les pays à élaborer leurs plans de préparation et d'intervention", a-t-il ajouté. "Il a souligné que les pays devaient adopter une " approche globale (...) adaptée à leur situation, avec l'endiguement comme pilier central " et appelé les pays à " trouver un juste équilibre entre la protection de la santé, la prévention des perturbations économiques et sociales et le respect des droits humains ".

Autre raison évoquée par l'OMS pour tirer la sonnette d'alarme: le refus ou l'incapacité, par certains pays, "d'aborder cette menace avec le niveau d'engagement politique nécessaire pour la maîtriser", a encore indiqué le Dr Tedros. Alors que la Chine commence à contenir l'épidémie sur son sol, la multiplication des cas en Europe, en Amérique et en Afrique inquiète de plus en plus les experts quant à la capacité des pays à fournir une réponse commune face à la maladie.

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