La Bourse de Tokyo poursuit sa chute (-6,08%) — Coronavirus

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Après la noyade historique des Bourses mondiales la veille, la Bourse de Tokyo plongeait vendredi à l'ouverture, paniquée par le manque de coordination patent des États face à la propagation inexorable de la pandémie du nouveau coronavirus.

Néanmois, "le marché aura certainement du mal à rebondir de manière ferme et durable tant qu'on n'aura pas la maîtrise sur le plan sanitaire", prévient l'expert.

Désormais, "la question est de savoir si les investisseurs tiendront leurs positions acheteuses durant le week-end", ajoute pour sa part Vincent Boy, analyste marché chez IG France.

Derrière les montagnes russes, une avalanche d'annonces de relance.

"Seule l'atteinte du pic épidémique mondial conjuguée à des mesures de soutien monétaires et budgétaires (et évidemment la découverte d'un vaccin) permettront le retour à la sérénité sur les actifs risqués", estime Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finances.

"Entre temps, tout rebond ne sera qu'éphémère", a-t-il prévenu.

L'indice Nikkei a fini sur un plongeon de 6,08% à 17.431,05 points, après avoir brièvement lâché plus de 10% dans la matinée, ce qu'il n'avait plus connu en séance depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011.

Le yen, valeur refuge dont l'appréciation fait souffrir les entreprises japonaises exportatrices, tenait cependant le choc vendredi: il reculait face au dollar, qui valait 105,09 yens vers 0 h 30 GMT, contre 103,65 yens la veille après la clôture de la Bourse de Tokyo.

Cette décision unilatérale avait provoqué une hécatombe jeudi sur les Bourses mondiales, de Paris à Wall Street en passant par Londres et Sao Paulo, certaines enregistrant leur pire chute depuis le krach d'octobre 1987. Le 19 octobre 1987, le Dow Jones avait même perdu 22,6%. Sans toutefois abaisser ses taux directeurs, à l'inverse de la Réserve fédérale américaine (Fed) ou de la Banque d'Angleterre notamment, ce qui a déçu les marchés.

Cette dernière a d'ailleurs à nouveau dégainé jeudi, renouant avec le rachat de dette à travers les bons du Trésor, et promettant d'injecter des milliers de milliards de dollars d'argent frais, ce qui n'a pas empêché le Dow Jones de chuter de presque 10%.

L'euro montait légèrement vendredi face au billet vert, évoluant à 1,1180 dollar vers 08H20 GMT contre 1,1176 dollar jeudi à 19H00 GMT.

De leur côté, les cours du pétrole repartaient à la baisse, après avoir été en hausse en cours de séance européenne.

Vers 08H20 GMT le baril de brut américain WTI gagnait 4,1% à 32,79 dollars, pendant que le baril de Brent de la mer du Nord prenait 4% à 34,55 dollars.

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