Macron giflé: le procureur requiert 18 mois de prison contre Damien Tarel

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Damien Tarel était jugé pour une gifle porté à Emmanuel Macron ce mardi 8 juin.

Damien T., l'auteur présumé d'Emmanuel Macron, risque gros. Le procureur de la République de Valence avait demandé une peine de 18 mois d'emprisonnement. "Ce geste n'est pas qu'une volonté de frapper, mais c'est de l'humiliation". "Intolérable, inacceptable", a estimé le patron des députés LR Damien Abad, quand Xavier Bertrand, président (ex-LR) des Hauts-de-France a rappelé que " le respect des institutions de la République et de ses représentants est un principe cardinal de notre vie démocratique ". "Il n'y avait aucune gratuité dans ce passage à l'acte", a affirmé le procureur de la République de Valence Alex Perrin. Il est également interdit de détenir des armes pendant une durée de cinq ans, ainsi que d'une interdiction définitive d'exercer toute fonction publique.

Damien Tarel a reconnu son ancrage à la droite du spectre politique, assurant que son cri Montjoie Saint-Denis prononcé avant sa gifle fait référence au cri de ralliement historique des chevaliers français. "Dans une société démocratique, vous me posez des questions libres, on peut manifester, dire ses opinions, critiquer le gouvernement et le président de la République, user du droit de vote pour changer ceux qui sont élus".

L'autre individu interpellé en même temps que le principal suspect, lui, sera convoqué plus tard. Des " livres anciens sur l'art de la guerre et Mein Kampf ainsi qu'un drapeau à fond rouge avec faucille et marteau jaune et un drapeau de la révolution russe", ont aussi été trouvés chez lui lors d'une perquisition. Ces derniers sont membres d'associations de leur commune "en lien avec les arts martiaux, le Moyen-Âge et l'univers mangas", a mentionné le magistrat. Ils sont "tous deux inconnus des services judiciaires et des services de renseignement ".

Emmanuel Macron a redit sur BFMTV, ce jeudi après-midi, que la gifle qu'il a reçue était un "acte isolé et violent". "Ne faisons pas de cet acte violent plus que ce qu'il n'est". L'information évoquée par certains médias selon laquelle le chef de l'État aurait été prévenu par ces services de sécurité d'une possible dangerosité d'un bain de foule juste avant l'incident "n'est pas exacte", a indiqué Gabriel Attal à l'issue du Conseil des ministres. Avant d'affirmer: "La vraie violence, ce n'est pas ça".

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