Face à la Chine, Joe Biden a-t-il encore besoin de l'Europe?

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C'est le premier déplacement à l'étranger du président américain depuis son arrivée à la Maison Blanche.

Le président des États-Unis s'envole ce mercredi, et pour la première fois depuis son élection, pour le Royaume-Uni, point de départ d'une tournée européenne à l'occasion du G7 qui le conduira jusqu'à Genève, où il doit rencontrer Vladimir Poutine la semaine prochaine.

Juste avant le décollage à bord de l'avion Air Force One, le président américain a assuré que le but de son voyage était de faire savoir "clairement à Poutine et à la Chine que les Etats-Unis et l'Europe (étaient) soudés". Un voyage jalonné de rencontres avec les partenaires des États-Unis et un rendez-vous très attendu avec le président russe.

Joe Biden part, ce mercredi 9 juin, pour l'Europe. Et répété son avertissement que les Etats-Unis "répondront de manière ferme et significative" si Moscou s'engage dans des activités "nuisibles".

Au sortir du mandat de Donald Trump, les alliés "accueilleront ces propos rassurants avec un peu scepticisme", souligne cependant Suzanne Maloney, du centre de réflexion Brookings, basé à Washington.

"Ce sont des conditions nécessaires non seulement au maintien d'un dialogue normal, prévisible et stable, ce que souhaitent les Américains selon leur déclaration, mais aussi à l'élimination des différends accumulés entre nos pays", a ajouté Sergueï Lavrov.

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Le président américain ne cherche "pas le conflit avec la Russie", mais "une relation stable et prévisible", a-t-il poursuivi.

Comment le locataire de la Maison Blanche s'est-il préparé à ce déplacement de huit jours, qui le mènera aussi à Bruxelles et au cours duquel il multipliera les rencontres bilatérales?

Ukraine, Bélarus, sort de l'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny, cyberattaques: les discussions s'annoncent âpres et difficiles, notamment sur ce dernier point. Elle a seulement laissé entendre que, contrairement à ce qui s'était passé avec Donald Trump à Helsinki en 2018, une conférence de presse commune des deux hommes n'était pas à l'ordre du jour.

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