France : Emmanuel Macron giflé devant un lycée (vidéo)

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Deux personnes ont été interpellées.

En marge d'un déplacement de campagne dans la Drôme, à Tain-l'Hermitage, Emmanuel Macron a été giflé par un homme poussant le cri de guerre royaliste " Montjoie Saint-Denis à bas la Macronie! Il s'approche d'un homme avant de lui prendre le bras.

Le procureur de la République a indiqué que les deux individus, demeurant la Drôme, ont été placés en garde à vue, et sont accusés d'avoir agressé une personne dépositaire de l'autorité publique, sans donner d'autres informations sur leur identité ou leurs motifs, mais les médias français ont fait part de leurs soupçons de leur appartenance à l'extrême droite.

Le chef de l'État continue actuellement son "tour de France des territoires", entamé la semaine dernière dans le Lot. "Et quand la bêtise s'allie à la violence, c'est inacceptable", a-t-il tancé dans la soirée, en se livrant à un long bain de foule à Valence en compagnie de son épouse Brigitte. Le président lui, a confirmé qu'il poursuivra sa visite et qu'il ne laissera pas cet incident venir ternir son envie de bien faire. "La politique ça ne peut en aucun cas être la violence, l'agression verbale, et encore moins l'agression physique".

Lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée, le Premier ministre Jean Castex a dénoncé une "agression", soulignant qu'"à travers le chef de l'Etat, c'est tout simplement la démocratie qui est visée".

De Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, toute la classe politique a condamné ce geste de violence.

"L'ancien président socialiste François Hollande a estimé qu'une telle agression portait " un coup insupportable et intolérable " aux institutions, et le député écologiste Yannick Jadot a déclaré que " s'en prendre physiquement au président de la République, c'est s'attaquer à la France ".

M. Mélenchon, candidat déclaré à la présidentielle de 2022, a ainsi créé un tollé après des propos à relents conspirationnistes liant terrorisme et élections, laissant penser que les attentats profitaient à des politiques. Et c'est à cause aussi du personnel politique.

Les attaques physiques contre les présidents sont extrêmement rares en France. La plus grave est la tentative d'attentat manquée contre l'ancien président Jacques Chirac en 2002, lorsqu'un militant d'extrême droite a tenté de le tuer par balle lors du défilé militaire du 14-Juillet.

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