Le pass sanitaire européen sera nécessaire pour voyager cet été

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La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a souligné que ce certificat serait "un élément clé sur la voie d'une reprise des voyages de façon sûre et aisée à travers l'UE". Les représentants du Parlement européen et des Vingt-Sept sont parvenus à un compromis au terme d'une quatrième séance de négociations, menées à un rythme accéléré, sous la pression du calendrier.

Très attendu par les pays les plus dépendants du tourisme, et initialement suggéré par la Grèce, ce certificat sanitaire européen est destiné à fournir un cadre harmonisé pour faciliter les déplacements au sein de l'UE cet été.

Le document "attestera que son détenteur a été vacciné contre le coronavirus, ou qu'il a reçu récemment un test négatif, ou bien encore qu'il s'est remis de l'infection", a indiqué le Parlement européen dans un communiqué. Les eurodéputés réclamaient initialement la gratuité des tests, une mesure à laquelle certains États membres étaient opposés en raison du coût qu'elle représente pour leurs finances publiques. "Mais on leur demande malgré tout d'accepter les certificats émis par les pays qui seront prêts dès le départ", rassure-t-elle.

Afin qu'ils soient abordables pour les voyageurs, la commission européenne va mettre 100 millions d'euros sur la table pour financer des tests PCR, voire antigéniques et les 27 capitales ont promis de ne pas imposer de nouvelles restrictions type quarantaine sauf nécessité impérieuse.

Mais les Vingt-Sept, soulignant qu'il s'agit d'une compétence nationale, voulaient se garder cette possibilité, par exemple en cas d'apparition d'un variant. "Qu'on essaie d'éviter le plus possible les quarantaines, les tests, les restrictions de toutes sortes, sauf si la situation sanitaire devait à nouveau se détériorer", estime Didier Reynders, commissaire européen à la Justice.

L'accord obtenu jeudi devrait permettre au Parlement européen de voter une loi au cours de la deuxième semaine du mois de juin et à une dizaine de pays de l'UE, dont la France et l'Espagne, de tester le système avant le lancement formel de celui-ci vers la fin juin. Une fois définitivement approuvé, le dispositif devrait entrer en vigueur à partir du 1er juillet. Parallèlement aux négociations politiques, le système de certificat européen fait l'objet de tests techniques auprès des Etats pour vérifier son interopérabilité. Cette phase n'implique pas l'utilisation de données réelles ni la participation de citoyens.

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