Belgique : un militaire d'extrême droite jugé très dangereux en fuite

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L'Allemagne " a approuvé une demande de soutien en personnes des autorités belges ", et des policiers allemands " sont maintenant arrivés en Belgique ", a indiqué en début de soirée à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Intérieur fédéral, sans préciser de chiffre.

La chaîne RTL a fait état d'une lettre dans laquelle il menace d'"attaquer le régime et les virologues".

Le parc national se situe près de la frontière avec les Pays-Bas, où la police néerlandaise se dit " en alerte " et où des unités spéciales se tiennent prêtes à intervenir, a rapporté pour sa part l'agence de presse Belga.

Jurgen Conings, 46 ans, potentiellement "en possession d'armes à feu", est recherché dans ce secteur depuis mardi soir, quand son 4X4 a été retrouvé en bordure du parc, sur la commune de Niel-bij-As à l'Est de Genk, avec à l'intérieur quatre lance-roquettes antichar et des munitions.

Jurgen Conings compte parmi la " trentaine " de membres de l'armée belge surveillés par les services du renseignement militaire pour leurs " sympathies " avec l'extrême droite, selon des sources officielles.

Ce militaire aguerri, déjà parti en mission notamment au Kosovo, en Irak et en Afghanistan selon les médias flamands, semble déterminé à s'en prendre à des représentants de l'État belge et à des personnalités, d'après des écrits retrouvés par les enquêteurs. "Des mesures seront prises à court terme pour faire en sorte qu'un cas comme celui de Jurgen Conings ne puisse plus se reproduire à l'armée", a assuré cette dernière, en réponse à de nombreuses questions.

La police fédérale a diffusé mercredi un avis de recherche avec photo, expliquant que le militaire d'1m80, chauve et musclé, avait disparu lundi " après s'être rendu à son travail ", où il s'est vraisemblablement équipé en armes. Il a proféré des menaces notamment contre Marc Van Ranst, un virologue très en vue dans la crise sanitaire, cible des antimasques. Et la ministre de la Défense Ludivine Dedonder, qui a également dû s'expliquer, a promis une enquête interne au sein de l'armée afin que cela ne se reproduise plus. Le cabinet s'est refusé à toute autre précision sur les mesures prises, en invoquant des raisons de sécurité.

Pour la même raison, il est également fiché par l'OCAM, l'organisme belge d'analyse de la menace terroriste, depuis trois mois, a précisé jeudi Alexander De Croo. "Ils veulent écarter tous ceux qui vivent différemment ou ont des idées différentes, en recourant à la violence si nécessaire", a-t-il déclaré devant la Chambre.

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