Heurts sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, 17 blessés

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L'Onu a déjà réagi, appelant l'État hébreu à cesser toute expulsion de la population palestinienne de cette partie de la ville et évoquant d'éventuels "crimes de guerre".

Jérusalem-Est est de nouveau en proie à des tensions qui ont été constatées dans le quartier de Cheikh Jarrah, d'où l'on menace d'expulser plusieurs familles palestiniennes.

Des dizaines de milliers de fidèles s'étaient réunis dans l'enceinte de l'esplanade des Mosquées - appelée Mont du Temple par les Juifs - pour la dernière grande prière du vendredi avant la fin du mois de ramadan. Le Croissant-Rouge palestinien a déclaré que 88 Palestiniens avaient été hospitalisés après avoir été touchés par des tirs de balles en caoutchouc sur l'esplanade.

Depuis plusieurs jours, après la rupture du jeûne du ramadan, des accrochages nocturnes opposent la police à de jeunes Palestiniens dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, où de nombreuses familles palestiniennes sont menacées d'expulsion au profit de colons juifs. La police israélienne a fait, elle, état de 17 blessés dans ces rangs.

Le coordinateur de l'ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland, s'est dit "profondément préoccupé" par la situation et appelé à la "responsabilité" et au "calme".

"La violence et l'incitation (à la violence) sont inacceptables, et leurs auteurs (.) doivent être tenus pour responsables", a déclaré le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell dans un communiqué.

De son côté, le président palestinien Mahmoud Abbas a reproché à Israël les "développements dangereux dans la Vieille Ville" de Jérusalem.

Alliés clé d'Israël, les Etats-Unis ont appelé vendredi "les responsables israéliens et palestiniens à agir de manière décisive pour désamorcer les tensions et mettre un terme à la violence". Le porte-parole du Département d'Etat américain Ned Price a averti vendredi qu'il était "essentiel" d'éviter toute action susceptible d'aggraver la situation, comme les "expulsions à Jérusalem-Est, les activités de colonisation, les démolitions de maisons et les actes de terrorisme".

Dans le Golfe, Bahreïn et le Koweït ont "fermement condamné" samedi les agissements de la police israélienne contre des fidèles musulmans.

Les nouvelles violences surviennent dans un contexte de vives tensions à Jérusalem-Est mais aussi en Cisjordanie, autre territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Pas moins de 175 Palestiniens et six policiers israéliens ont été blessés lors des affrontements selon l'AFP.

Un peu plus tôt dans la journée du 7 mai, les forces israéliennes avaient abattu deux Palestiniens et blessé un troisième, qui avaient ouvert le feu sur une base israélienne en Cisjordanie occupée.

Les forces de sécurité israéliennes montent un escalier vers la mosquée du Dôme du Rocher au milieu d'affrontements avec des manifestants palestiniens dans le complexe de la mosquée al-Aqsa à Jérusalem, le 7 mai 2021.

Les violences de vendredi ont coïncidé avec la "Journée d'Al-Qods (Jérusalem en arabe)" célébrée annuellement dans des pays de la région et principalement en Iran, ennemi juré d'Israël, en soutien aux Palestiniens.

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