Policière poignardée à Rambouillet : le point sur l'enquête

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Au lendemain du drame, les investigations vont s'accélérer. Samedi en début d'après-midi, Europe 1 a appris qu'une quatrième garde à vue avait été décidée dans cette affaire.

Il est 14H20 quand un homme pénètre dans le sas sécurisé du commissariat de Rambouillet, situé dans une zone résidentielle de la commune cossue des Yvelines, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Paris.

La victime s'appelait Stéphanie M. Âgée de 49 ans, elle était maman de deux enfants de 13 et 18 ans.

D'après les premières informations, l'auteur de l'attaque qui a coûté la vie à une agent administrative dans les Yvelines, département endeuillé à l'automne dernier par l'assassinat de Samuel Paty, est un Tunisien arrivé en France en 2009. Il est totalement inconnu des services de police et de renseignements.

Trois personnes de l'entourage de Jamel G., dont une personne qui l'avait accueilli à son arrivée en France, ont été placées en garde à vue vendredi en fin d'après-midi.

Selon le Wall Street Journal, le parquet antiterroriste a été saisi "parce que l'assaillant avait fait des repérages au commissariat avant de passer à l'acte, mais aussi pour ses propos au moment de l'attaque" - selon plusieurs témoignages, le tueur aurait crié "Allah Akbar" (Allah est grand) avant de poignarder sa victime.

Jamel G. est originaire de Msaken, ville commerciale proche de la station balnéaire de Sousse, sur la côte est de la Tunisie, où réside encore sa famille dans une maison modeste.

Sur les réseaux sociaux se dessine le profil d'un trentenaire aimant les activités de plein air. Enfin, peu avant l'attaque, le suspect a consulté des "anasheed", des chants religieux désormais fréquemment utilisés pour la propagande jihadiste, sur son smartphone.

Autant d'éléments qui ont conduit le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvrir une enquête pour "assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste". "Je vais me rendre au commissariat central de Toulouse", a déclaré Jean Castex.

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