Un budget renforcé contre les cancers

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Sous le pilotage du ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, et de la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Frédérique Vidal, cette stratégie sera coordonnée par l'Institut national du cancer et disposera d'un budget renforcé à 1,74 milliard d'euros (soit 20% de plus par rapport au précédent plan contre le cancer de 2017-2021) pour sa première feuille de route 2021-2025.

La commission a affecté 4 milliards d'euros à son nouveau plan de lutte contre le cancer, qui comprend l'amélioration de la détection précoce de la maladie et l'amélioration de la qualité de vie des survivants du cancer.

"Jean-Yves Blay, président d'Unicancer, a notamment jugé "très, très positif" l'annonce de l'accélération des procédures administratives pour l'ouverture d'études cliniques pour la recherche" et pour "l'accès aux nouvelles innovations".

Pour la première fois, la France se dote d'une stratégie contre les cancers sur dix ans (2021-2030). Le président promet notamment "d'agir sur le prix, sur l'extension des espaces sans tabac et sur les campagnes d'information sur sa toxicité". Cette mobilisation doit commencer "dès l'école ".

Il a ainsi promis, sans précision, des repères "plus visibles et plus lisibles aux consommateurs" sur chaque produit.

"Contre ces deux principales causes de cancers évitables, nos actions cibleront particulièrement les jeunes", a-t-il ajouté. Il est prévu d'accélérer la couverture vaccinale anti-HPV des filles et garçons et réduire de 60.000 cas par an le nombre de cancers évitables d'ici 2040 (aujourd'hui, 153.000 cancers par an, soit 40%, pourraient être évités si nous adoptons des modes de vie plus sains).

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Ils souhaitent aussi convaincre davantage de Français de participer aux trois dépistages mis en place, pour le cancer du sein, le cancer colorectal et, récemment, le col de l'utérus.

Dans le même temps, Emmanuel Macron s'est rendu à l'Institut Gustave-Roussy, à Villejuif (Val-de-Marne), dans un service accueillant des enfants atteints de cancers et dans un laboratoire de recherche spécialisé dans l'immunothérapie, l'une des voies de traitements les plus prometteuses. Objectif: "réaliser 1 million de dépistages en plus à l'horizon 2025", contre 9 millions par an aujourd'hui.

Le chef de l'Etat table même sur "une génération sans tabac, pour ceux qui auront 20 ans en 2030".

Le dernier objectif consiste à "améliorer significativement " le taux de survie des cancers à mauvais pronostic, c'est-à-dire ceux dont le taux de survie à cinq ans est inférieur à 33%, tels que le cancer du pancréas, celui du poumon, certains cancers du sein dits "triple négatif " ou encore un cancer rare, le glioblastome du tronc cérébral de l'enfant.

Le président Emmanuel Macron visite l'institut Gustave-Roussy à Villejuif le 4 février 2021.

Le troisième plan cancer, qui couvrait la période 2014-2019 et prolongé en 2020, "a permis des avancées majeures" dans la recherche, l'accès aux thérapies innovantes, la prise en charge des cancers pédiatriques ou encore la prévention du tabagisme. Mais il "manquait singulièrement d'ambition dans la lutte contre l'alcool", responsable de 16.000 décès par cancer par an, pointait le bilan d'évaluation dressé en octobre par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l'IGESR (pour les ministères de l'Education, du Sport et de la Recherche).

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