Pays-Bas: violences en marge de manifestations contre le couvre-feu

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Le Premier ministre Mark Rutte a annoncé la semaine dernière la nécessité de mettre en place un couvre-feu pour faire face à la propagation des nouveaux variants du coronavirus. Les contrevenants encourent une amende de 95 euros. Cependant, dans la nuit de dimanche à lundi, la police antiémeute a dû être déployée à Amsterdam, La Haye, Eindhoven, Tilbourg, Venlo, Breda, Helmond, ou Apeldoorn.

Au moins 100 personnes ont été arrêtées en marge d'un rassemblement de 1500 personnes à Amsterdam. Au nom de la défense de la liberté, l'extrême-droite a d'ores et déjà pris position contre cette mesure, qui suscite la colère d'une partie de la population.

Dans une interview télévisée abondamment relayée dimanche par les médias néerlandais, John Jorritsma, était même aller jusqu'à dire craindre une "guerre civile" et a qualifié les manifestants de "lie de la société".

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Depuis samedi 23 janvier, un couvre-feu est alors entré en vigueur au Pays-Bas alors que jusqu'ici, la population n'a jamais été obligée de justicier son déplacement. Les manifestants ont saccagé des magasins, déclenché plusieurs incendies. "L'incendie dans un centre de dépistage d'Urk dépasse toutes les limites", a déclaré dimanche le ministre de la Santé Hugo de Jonge. Les trois hommes, âgés de 30 à 34 ans ont fait l'objet d'une mise en examen préliminaire pour plusieurs motifs, dont "attaque contre le gouvernement" et "menaces", a indiqué la police dans un communiqué. Plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées samedi en début de soirée avant de défiler avec des flambeaux dans la capitale danoise aux cris de "Liberté pour le Danemark, nous en avons eu assez!" contre les mesures anti-coronavirus prises par l'exécutif. Au Danemark, des manifestations ont également été observées contre la "dictature du semi-confinement".

Samedi, malgré une tonalité radicale de manifestants vêtus de noir, l'essentiel du défilé - qui était autorisé - s'est malgré tout déroulé dans le calme, avec un important encadrement de police. Des tensions ont éclaté lorsque les manifestants ont commencé à se disperser, lorsque des bouteilles ont été lancées sur les forces de sécurité. Libérées, elles restent poursuivies, selon la police.

Le ministre de la Justice Ferd Grapperhaus a dénoncé la violence comme n'ayant " rien à voir avec la manifestation contre les mesures corona (virus) ". Des milliers de personnes avaient manifesté, plus ou moins violemment, du nord au sud du pays contre le couvre-feu.

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