Jack Ma, fondateur d'Alibaba, réapparait après près de trois mois de silence

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La disparition de Jack Ma de la scène publique ces derniers mois avait alimenté d'intenses spéculations. Tournée hier mardi 19 janvier, la vidéo a été diffusée sur les sites de certains médias.

Disparu des radars depuis trois mois, Jack Ma, le fondateur de la plateforme d'e-commerce Alibaba, a refait surface ce mercredi, lors d'un échange en visioconférence avec des enseignants chinois. "Cette année ce n'est pas possible, poursuit ce dernier, mais nous devons continuer à rendre cet hommage aux professeurs".

Sa réapparition a en tout cas fait des heureux à la bourse de Hong-Kong, où les actions d'Alibaba - société que Jack Ma ne dirige plus - ont grimpé de 8,5% dans la foulée, effaçant les pertes subies depuis l'ouverture de l'enquête antitrust en décembre.

Le milliardaire chinois n'est pas apparu en public depuis un forum organisé fin octobre à Shanghai, où il a critiqué la réglementation financière chinoise, ce qui a entraîné la suspension de l'introduction en Bourse très attendue de 37 milliards de dollars (31,57 milliards d'euros) de la branche fintech d'Alibaba, Ant Group.

Cette apparition a immédiatement rassuré la Bourse de Hong Kong, où le titre Alibaba prenait près de 9% en fin de séance.

L'information de la participation de Jack Ma à une visioconférence, initialement rapportée par le site d'informations Tianmu News, a été confirmée par Alibaba et son organisation caritative, Jack Ma Foundation. La Fondation Jack Ma, orientée vers l'aide à l'éducation, a confirmé que son fondateur, lui-même ancien professeur d'anglais, avait participé à l'événement en ligne avec des enseignants travaillant en zones rurales. Une purge qui cadre mal avec l'explication d'un simple problème de calendrier. Depuis, il n'a plus donné signe de vie.

Surtout que Jack Ma a aussi disparu de Twitter, un média qu'il affectionne particulièrement. Beaucoup craignent que le quinquagénaire ait subi la colère de Pékin. Devant un parterre d'entrepreneurs et de responsables politiques chinois, il avait notamment attaqué les banques publiques chinoises et appelé à l'établissement d'un "système financier plus sain".

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