Trump a sondé ses conseillers pour bombarder un site iranien

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En 2018, il a retiré les Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien signé trois ans plus tôt par son prédécesseur démocrate Barack Obama et a imposé des sanctions contre un éventail d'entités et individus iraniens pour tenter en vain de mettre au pas Téhéran.

De nouvelles sanctions américaines se sont abattues sur l'Iran.

La Fondation des déshérités, institution qui gère les biens confisqués depuis la Révolution islamique de 1979, est également sanctionnée.

Le ministre iranien du Renseignement, Mahmoud Alavi, est également dans le collimateur, accusé par Washington d'avoir joué un rôle central dans des violations des droits de l'homme commises lors de manifestations antigouvernementales en novembre 2019, de même que des entreprises opérant dans les secteurs des métaux, du pétrole et des transports. Le retour des sanctions américaines a plongé l'Iran dans une violente récession et prive le pays des retombées qu'il attendait de ce pacte.

Selon le quotidien, toute frappe, que ce soit par missile ou cybernétique, aurait presque certainement ciblé le site nucléaire de Natanz où l'Agence internationale de l'énergie atomique a rapporté mercredi que le stock d'uranium était de 12 fois supérieur à la quantité autorisée par l'accord nucléaire que M. Trump avait abandonné en 2018. En riposte, Téhéran s'est désengagé progressivement de la plupart de ses engagements-clés pris à Vienne, tout en disant être prêt à revenir à une application pleine et totale de l'accord si les États-Unis reviennent au respect de la résolution 2 231.

Donald Trump, qui refuse de reconnaître la victoire de Joe Biden lors de l'élection présidentielle du 3 novembre, doit céder le pouvoir au démocrate le 20 janvier prochain.

Le président Trump pourrait encore chercher des moyens de frapper des intérêts et des alliés iraniens, notamment les milices en Irak, selon les responsables. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré le mois dernier sur Twitter que "renforcer la guerre économique contre l'Iran ferait décroître - et non augmenter - l'influence des Etats-Unis".

Le président américain Donald Trump a pesé les possibilités d'une frappe militaire contre l'Iran mais a été dissuadé par ses conseillers, a rapporté le New York Times dans un article publié lundi. "C'est plus facile à dire qu'à faire", annonce le New York Times.

Ils ont tous dissuadé le président de lancer une attaque militaire contre les installations iraniennes, estimant qu'une telle agression " pourrait facilement dégénérer en un conflit plus large " à un moment d'incertitude politique aux États-Unis.

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