Pétition contre les achats de Noël via Amazon — France

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Plusieurs personnalités, organisation et élus français ont signé, mardi 17 novembre, une pétition pour un Noël sans Amazon. "Cher Père Noël, cette année, nous prenons l'engagement d'un #NoëlSansAmazon", avancent les signataires.

France Nature Environnement, Greenpeace ou la confédération des commerçants de France et le syndicat de la librairie française font partie des associations signataires, tout comme le réalisateur Cyril Dion, la romancière Christine Orban, le chansonnier François Morel ou le dessinateur Philippe Geluck.

Les pétitionnaires de #NöelSansAmazon, qui dressent un sombre tableau des conséquences sociales, fiscales et environnementales du développement d'Amazon, plaident pour privilégier le recours aux commerces de proximité ou à l'économie circulaire pour les cadeaux de Noël.

La pétition réclame également "au pied de notre sapin" des lois qui freinent le développement du géant du numérique en France.

Fin de la concurrence déloyale et de l'injustice fiscale entre les mastodontes du numérique et les commerces physiques et de proximité. Dans une tribune parue lundi 16 novembre, 120 signataires - responsables politiques, syndicaux, mais aussi libraires ou éditeurs - lancent un appel pour " stopper Amazon ". Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire déclarait dimanche dans le JDD que "prendre Amazon comme bouc émissaire n'est pas la solution".

Taxes sur les profits d'Amazon pour créer un fonds exceptionnel afin de maintenir les commerces de proximité. Les 150 citoyens de la Convention avaient proposé un moratoire sur la construction de nouvelles surfaces commerciales, mais le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, et son gouvernement " font tout pour que les entrepôts de e-commerce en soient exclus", déplorent les signataires de la tribune.

Mais aussi des députés et responsables de partis politiques - dont le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, le patron d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Julien Bayou, ainsi que des conseillers municipaux et des maires, notamment ceux (EELV), de Grenoble et de Besançon, Eric Piolle et Anne Vignot.

Sur son site Internet, la plateforme d'e-commerce tente tant bien que mal de rappeler sa contribution à l'économie française.

Dénonçant les dégâts sociaux et environnementaux de l'entreprise américaine, ils estiment que " pour faire face à l'urgence, une taxe exceptionnelle sur le chiffre d'affaires d'Amazon et des autres profiteurs de la crise est (...) indispensable ".

Face aux critiques, la direction d'Amazon France défend ses investissements et revendique la création directe de 9300 emplois depuis 10 ans.

La ministre déléguée chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, juge qu'il "serait idéal de pouvoir permettre quelques réouvertures" de commerces le 1er décembre, mais elle a souligné que l'"on n'y est pas encore", lundi sur France Info.

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