Macron dénonce le manque de soutien de ses alliés — Caricatures

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Toujours dans ces pays, certaines personnes ont brûlé le drapeau de la France et la photo d'Emmanuel Macron.

"Dans un entretien publié par la revue en ligne Le Grand Continent, le chef de l'Etat relève que, " il y a cinq ans, quand on a tué ceux qui faisaient des caricatures, le monde entier défilait à Paris et défendait ces droits ". "Là, nous avons eu un professeur égorgé, plusieurs personnes égorgées". Il le fait savoir dans un article publié par le New York Times (et traduit en français), dimanche 15 novembre, consécutif, explique son auteur, à un appel du président de la République au quotidien américain.

La France a vécu trois attaques terroristes depuis la republication début septembre de caricatures du prophète Mahomet par l'hebdomadaire Charlie Hebdo: une agression à l'arme blanche près des anciens locaux de l'hebdomadaire fin septembre, la décapitation le 16 octobre du professeur d'histoire-géographie Samuel Paty et une attaque au couteau dans la basilique de Nice fin octobre.

"Et, poursuit-il, on a eu, de manière structurée, des dirigeants politiques et religieux d'une partie du monde musulman - qui a toutefois intimidé l'autre, je suis obligé de le reconnaître - disant: 'ils n'ont qu'à changer leur droit'". Le chef de l'Etat fait ainsi référence aux appels à manifester contre la France et lui-même lancés dans plusieurs pays musulmans après ses propos défendant le droit à la caricature prononcés au cours de l'hommage national à Samuel Paty.

Une nouvelle fois, le traitement des récents attentats français fait par le journal américain The New York Times et d'autres titres de presse anglo-saxons ne sont pas du goût d'Emmanuel Macron.

Pour Emmanuel Macron, "c'est précisément parce que la haine est interdite dans nos valeurs européennes, que la dignité de la personne humaine prévaut sur le reste, que je peux vous choquer, parce que vous pouvez me choquer en retour. Parce qu'elles sont en train de basculer", avertit-il dans ce long entretien accordé à la revue éditée par le Groupe d'études géopolitiques, une association indépendante domiciliée à l'École normale supérieure (ENS).

Dans le même article, le journaliste du New York Times Ben Smith écrit que Emmanuel Macron accuse les médias anglophones, et américains en particulier, de chercher "à imposer leurs propres valeurs à une société différente".

Et le président va plus loin: il affirme que certains journaux "légitiment les violences" commises par les terroristes en écrivant que le fond du problème est que la France serait raciste et islamophobe.

Il soutient notamment que les médias étrangers ne comprennent pas "la laïcité à la française, une séparation active de l'Église et de l'État qui date du début du XXe siècle, lorsque l'État a arraché le contrôle du système éducatif des mains de l'Église catholique".

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