Covid-19: BioNTech évoque un retour à la normale dans un an

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Après l'annonce des deux entreprises pharmaceutiques Pfizer et BioNTech, cette semaine, sur le vaccin contre la Covid-19 qu'ils ont développé "avec une efficacité estimée à 90%", le défi, éthique et humanitaire, aujourd'hui, est de permettre aux pays "pauvres" d'avoir accès à ce vaccin au même titre que leurs homologues "riches".

Le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souhaité vendredi 13 novembre que toute "avancée scientifique" bénéficie à tous les pays: "Il ne fait aucun doute qu'un vaccin sera un outil essentiel pour contrôler la pandémie".

Le traitement se compose de deux doses et est au prix de 40 $.

" Toutes nos félicitations au chercheur algérien, le Dr Salim Bouguermouh, membre de l'équipe qui a développé le vaccin anti-Covid-19 en utilisant la technique mRNA", lit-on dans la publication de l'ambassade américaine. Le laboratoire prévoit de commercialiser dans les prochains mois des millions de doses. Mais quid des pays pauvres?

Le Maroc a commencé ses négociations avec la société Pfizer pour obtenir des injections du vaccin, après avoir annoncé le commencement de la vaccination, les semaines prochaines, par le vaccin chinois produit par la société Sinopharm, et dans lequel le Royaume a participé pendant les essais cliniques. Il rassemble les gouvernements, les scientifiques, la société civile et le secteur privé.

Sur la base d'accords d'achat anticipé avec Pfizer, Silverman estime que 1,1 milliard de dollars ont déjà été achetés par les pays riches.

"Il faut éviter que les pays riches absorbent tous les vaccins et qu'il n'y ait pas assez de doses pour les plus pauvres", plaide Benjamin Schreiber, coordinateur du vaccin covid-19 à l'Unicef. Des chercheurs de l'université Northeastern (États-Unis) ont récemment publié une étude examinant le lien entre l'accès au vaccin et la mortalité du COVID-19.

Ils ont modélisé deux scénarios: le premier sur ce qui se passerait si les 50 pays les plus riches monopolisaient les 2 premiers milliards de doses d'un vaccin. Dans le second, le vaccin est distribué en fonction de la population d'un pays plutôt que de sa capacité à le payer.

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