Bengrina s’exprime au sujet de l’opération marocain au Sahara Occidental

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Le ministère bahreïni des Affaires étrangères a également exprimé sa forte condamnation des actes hostiles entrepris par les milices du "polisario" et ses provocations dangereuses au passage d'El Guergarate dans le Sahara marocain.

Lundi, le Polisario avait menacé de mettre fin à l'accord de cessez-le-feu si le Maroc introduisait des troupes ou des civils dans la zone-tampon de Guerguerat. Le regain des tensions dans l'ancienne colonie espagnole que se disputent le Maroc et le Polisario depuis des décennies, a suscité de l'inquiétude à l'ONU, à l'Union africaine (UA) mais aussi en Algérie, en Mauritanie, en France, en Espagne ou même en Russie, pays qui suivent ce dossier.

La dégradation de la situation est imputée par le Front Polisario à l'armée marocaine qui a mené vendredi, aux premières heures de l'aube, une agression militaire dans la zone tampon d'El-Guerguerat en procédant à l'ouverture de trois nouvelles brèches illégales en violation de l'accord de cessez-le-feu. Rabat accuse "le Polisario et ses milices" de mener depuis trois semaines "des actes de banditisme", de bloquer la circulation et de "harceler continuellement les observateurs militaires de la Minurso" au niveau de Guerguerat.

"Au cours des derniers jours, les Nations unies, y compris le secrétaire général, ont été impliquées dans de multiples initiatives pour éviter une escalade dans la zone tampon de Guerguerat et mettre en garde contre des violations du cessez-le-feu et de sérieuses conséquences à tout changement au statu quo", a dit le porte-parole.

Dans son communiqué, le Mouvement chilien a saisi l'occasion pour lancer un appel à l'adresse du SG de l'ONU, M. Antonio Guterres, et les pays membres permanents et non permanents du Conseil de sécurité et de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) à "intervenir rapidement pour sanctionner le Maroc suite à son agression militaire contre des civils sahraouis". Les indépendantistes sahraouis dénoncent l'existence de la route en question, que le Maroc considère comme essentielle pour ses échanges avec l'Afrique subsaharienne. "Les troupes sahraouies se retrouvent en situation de légitime défense et répliquent aux troupes marocaines", a déclaré Mohamed Salem Ould Salek, interrogé au téléphone depuis Alger". A Nouakchott, les Affaires étrangères ont appelé "à la retenue" et invité "tous les protagonistes à oeuvrer dans le sens de la préservation du cessez-le-feu".

L'accord de cessez-le-feu est en vigueur depuis 30 ans, durant lesquels les discussions sous l'égide de l'ONU ont toujours butté sur le refus du Maroc de la tenue d'un référendum d'autodétermination, comme le réclame le Front Polisario. Le député européen a affirmé dans ce contexte que "l'Europe doit encourager la relance du processus politique" pour le règlement définitif du conflit artificiel autour du Sahara marocain.

Un groupe de routiers marocains avait lancé la semaine dernière un appel au secours aux autorités du Maroc et de la Mauritanie, en affirmant être bloqués par des "milices affiliées à des séparatistes", au poste-frontière de Guerguerat.

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