L'Iran attend de Biden des "changements importants"

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"Nous devons changer de cap de toute urgence", a écrit Biden sur un podium en septembre décrivant la politique iranienne de Trump, qui, selon lui, rapproche l'Iran de la bombe atomique, comme un "échec dangereux".

Par l'accord de Vienne, l'Iran a accepté de brider drastiquement son programme nucléaire controversé en échange d'un allègement des sanctions internationales le visant.

Biden a écrit qu'il adopterait "une voie crédible pour revenir à la diplomatie" avec Téhéran, pour obtenir un éventuel retour des États-Unis à l'accord.

Cependant, Biden a également promis d'être "dur avec l'Iran" et assure que le retour de Washington se ferait à la condition que Téhéran "respecte à nouveau rigoureusement ses engagements".

Or Téhéran ne cesse de marteler que les Etats-Unis peuvent certes réintégrer l'accord de Vienne, mais qu'ils doivent d'abord faire amende honorable et lever les sanctions réimposées ou instituées par le gouvernement Trump.

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Ces dernières semaines, les autorités de Téhéran ont réaffirmé qu'il ne leur était pas possible pour les États-Unis de rétablir ce pacte sans avoir auparavant indemnisé l'Iran pour les dommages causés par son retrait et ses sanctions.

Mais la période propice est de courte durée car moins de cinq mois sépareront l'investiture de M. Biden (20 janvier) de la présidentielle iranienne (18 juin).

En riposte, Téhéran s'est affranchi depuis mai 2019 de la plupart de ses engagements clef pris à Vienne, et l'accord ne tient plus que par la volonté des Etats participants (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne, Russie et Iran) de le maintenir en vie malgré tout.

Pour mener à bien le plan, Abrams a déclaré ces derniers jours que la Maison Blanche devait imposer de nouvelles sanctions à Téhéran chaque semaine, jusqu'au dernier jour de Trump dans le bureau ovale. L'accord sur le nucléaire iranien de 2015 a été conclu lorsque Biden était vice-président de Barak Obama.

Deux jours après l'annonce de la victoire du démocrate Joe Biden aux États-Unis, le quotidien ultraconservateur Kayhan s'en prend, ce 9 novembre, au président iranien, Hassan Rohani, et à son équipe, qui ont d'ores et déjà fait part de leur optimisme quant à un changement d'attitude de Washington envers l'Iran. "L'animosité des États-Unis contre l'Iran n'a pas commencé avec Donald Trump pour se terminer avec [Joe Biden]", peut-on lire en une de Kayhan, qui fustige "les signes lancés de manière passive au gouvernement des démocrates", jugés comme allant "à l'encontre des intérêts" du pays.

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