Ligue 1 : le Conseil d'Etat rejette le recours de l'OL

Share

Le conseil d'État a rejeté vendredi les recours de cinq clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 contre l'arrêt prématuré des saisons de ces deux Championnats, décidé provisoirement en mars, au début de la pandémie de Covid-19, puis définitivement fin avril. Parmi les arguments développés, le conseil d'État souligne que la décision d'arrêter le classement après 73 % des matches de la saison joués (soit 28 journées pratiquement terminées), " n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, y compris au regard de l'objectif d'équité et d'intégrité des compétitions sportives ", tout en reconnaissant que " d'autres solutions étaient envisageables ".

Entrée en L1 sur le manque de play-offs, "La ligue ne semble pas avoir fait d'erreur de calcul évidente", A déclaré le Conseil d'État."En organisant 20 clubs de Ligue 1 pour la saison 2020-2021, les clubs qui ont été expulsés après une interruption précoce de la saison, malgré les conséquences financières et sportives, ont soit ignoré le principe d'égalité en raison des incertitudes sur l'évolution de l'état de santé de la Fédération et de la Ligue françaises, soit commis une erreur d'appréciation manifeste".

Le Conseil d'État a également souligné à propos du recours de l'Olympique lyonnais, 7e au moment de l'arrêt de la L1 et très virulent dans son opposition aux décisions prises par la LFP et la FFF, que " contrairement à ce qui est soutenu, l'allégation selon laquelle ce choix aurait été motivé par la volonté de pénaliser le club de l'Olympique lyonnais n'est pas établie ". Dans un communiqué diffusé ce vendredi soir, le club rhodanien "prend acte" de ce jugement, mais "confirme sa volonté de poursuivre exclusivement son recours indemnitaire contre la Ligue de Football Professionnel ". Pour rappel, ces formations voulaient invalider cette décision prise fin avril d'arrêter les championnats à cause du coronavirus.

Le conseil d'État rejette les recours des clubs sur l'arrêt anticipé de la L1 et de la L2

Le récent demi-finaliste de la Ligue des champions continue de penser que " la L1 aurait pu également être mené à son terme, à l'instar de ce qui s'est passé dans la plupart des championnats européens et en particulier dans les quatre plus grands ". En effet, la finale de la Coupe de la Ligue s'est disputée le 31 juillet, sans que la LFP s'oppose à une décision contraire. Et la finale de la Coupe de France s'était déjà déroulée le 24 juillet sans que personne ne s'en émeuve.

Avant de conclure avec la question: "Dans le cadre de la deuxième vague, on peut aussi se demander: pourquoi la LFP n'a-t-elle pas arrêté à nouveau le championnat comme elle l'avait déjà fait en avril?"

Share