Nicolas Sarkozy mis en examen pour "association de malfaiteurs" — Financement libyen

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L'ex-président français Nicolas Sarkozy. Le 12 octobre, Nicolas Sarkozy est mis en examen pour "association de malfaiteurs", à l'issue de quatre jours d'audition par les juges chargés de l'enquête.

" Cette mise en examen, inédite en France concernant un ancien président, souligne bien la dimension collective des faits qui lui sont reprochés, et permet de mettre l'accent sur le caractère complexe de cette affaire ", a souligné dans un communiqué l'association Sherpa, partie civile dans ce dossier.

Dans le cadre de l'enquête sur le financement libyen présumé de sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy a été inculpé pour association de malfaiteurs. "(...) Je sais que la vérité finira par triompher", ajoute-t-il, assurant que "l'injustice ne gagnera pas".

"Cette nouvelle poursuite est la quatrième dans ce dossier pour Nicolas Sarkozy, qui s'était dit victime d'un " complot " après les inculpations prononcées en mars 2018 pour " corruption passive ", "recel de détournement de fonds publics " et " financement illégal de campagne ".

L'ancien chef de l'État a réagi sur Facebook, affirmant que son "innocence" avait été "bafouée". Des soupçons qui ont engendré en 2012, l'ouverture d'une enquête pour "corruption" et "financement illicite de campagne électorale", après la publication par Mediapart d'un document censé montrer que la campagne de Nicolas Sarkozy avait été financée par le régime de Mouammar Kadhafi. Dans le premier, qui doit démarrer en novembre, il est renvoyé pour "corruption" avec son avocat Thierry Herzog pour avoir promis un poste à Monaco à un haut magistrat de la Cour de cassation en échange d'informations sur un dossier judiciaire en cours. Le 29 mai, Eric Woerth, ancien trésorier de la campagne, est mis en examen pour complicité de financement illégal.

Témoignages de dignitaires libyens, notes des services secrets de Tripoli, accusations d'un intermédiaire. En sept ans de travail, les magistrats ont réuni une somme d'indices troublants qui ont donné corps à cette thèse. Fin janvier, le PNF avait ouvert un réquisitoire supplétif élargissant les investigations à des faits d'"association de malfaiteurs ".

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