Côte d’Ivoire : l’opposition appelle au boycott actif

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Les candidats Pascal Affi N'guessan et Henri Konan Bédié ont refusé de retirer les spécimens des bulletins de vote, réaffirmant qu'ils ne se sentent plus concerné par le processus électoral.

La présidentielle prévue le 31 octobre mettra aux prises outre Alassane Ouattara (78 ans), l'ancien président Henri Konan Bédié (86 ans), ainsi que deux outsiders, Pascal Affi N'Guessan (ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo) et l'ancien député Kouadio Konan Bertin.

Il a appelé les militants à " appliquer le mot d'ordre de boycott actif par tous les moyens légaux à leur disposition afin que le pouvoir actuel consente à convoquer l'ensemble des forces politiques nationales pour trouver des solutions acceptables à toutes les revendications qui sont ressorties de la proclamation des candidatures ".

"Nous ne sommes pas du tout concernés par le processus électoral en cours en Côte d'Ivoire, parce qu'il ne répond à aucun critère", a déclaré Pascal AFFI.

Lors d'une conférence de presse vendredi, l'ex premier ministre Pascal Affi N'guessan a appelé les ivoiriens à intensifier les actions de désobéissance civile.

Présidentielle ivoirienne : l'opposition appelle au «boycott actif» du «processus électoral»

Dans ce contexte où l'opposition a appelé à la "désobéissance civile" et laisse planer le doute sur un boycott du scrutin, bon nombres d'observateurs craignent une crise pré-électorale ou post-électorale.

La loi ivoirienne prévoit un maximum de deux mandats, mais le Conseil constitutionnel a estimé qu'avec la nouvelle Constitution adoptée en 2016, le compteur des mandats de M. Ouattara a été remis à zéro. Ni l'un ni l'autre n'ont toutefois pas annoncé leur retrait du scrutin à venir.

Au même moment, le président sortant, Alassane Ouattara, a bien entamé sa campagne avec des slogans le présentant comme "le meilleur" pour la Côte d'Ivoire, la jeunesse et les fonctionnaires du pays.

Signe de l'inquiétude générale, la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'Union africaine (UA) et l'ONU ont dépêché une mission sur place qui a exprimé sa "vive préoccupation", soulignant que "les discours de haine aux relents communautaires se sont malheureusement invités dans le champ de la compétition politique".

L'organisation de prévention des conflits International crisis group (ICG), préconise elle "un court report de l'élection" qui "offrirait une chance (.) d'apurer le contentieux qui rend improbable l'organisation d'une élection apaisée et transparente le 31 octobre".

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