Restrictions de voyage en Europe: les pays membres valident des recommandations communes

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Pour essayer de mettre un peu d'ordre dans l'immense foutoir qu'est devenue l'Union, les vingt-sept Etats membres ont adopté ce mardi 13 octobre une "recommandation" proposée par la Commission le 4 septembre dernier.

Selon un communiqué du Conseil de l'UE, cette recommandation, qui n'est pas juridiquement contraignante, "vise à éviter toute fragmentation et perturbation, et à offrir plus de transparence et de prévisibilité aux citoyens et aux entreprises".

En vertu de cette recommandation, les États membres devraient fournir au Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) les données disponibles sur les critères ayant trait au nombre de cas nouvellement notifiés pour 100 000 habitants au cours des 14 derniers jours, au nombre de tests de dépistage pour 100 000 habitants effectués au cours de la semaine écoulée (taux de dépistage), ainsi qu'au pourcentage de tests de dépistage positifs effectués au cours de la semaine écoulée (taux de positivité des tests).

Ces zones sont définies en prenant en compte les critères du nombre de nouveaux cas notifiés pour 100 000 habitants sur les 14 derniers jours et du taux de positivité des tests.

Orange: Risque moyen, plus de 25 cas pour 100000 personnes avec une positivité au test de 4%, ou entre 25 et 150 cas pour 100000 avec une positivité au test inférieure à 4%. La zone passe au rouge si le taux d'infection est 50 ou plus et le taux de positivité des tests 4% ou plus, ou si le taux d'infection est supérieur à 150.

Plusieurs pays se sont toutefois abstenus, dont le Luxembourg, qui regrettait vendredi que le texte "légitime et entérine les restrictions plutôt que de favoriser un retour à la normale". Une véritable cacophonie à laquelle les ministres des Affaires européennes veulent mettre fin.

La situation s'aggrave et les restrictions se multiplient. Ils doivent également tenir compte de la situation épidémiologique de leur propre territoire.

Les Etats membres ne doivent pas refuser l'entrée sur leur territoire de voyageurs venant d'un autre pays de l'UE - ce que fait actuellement la Hongrie tout en prévoyant certaines exceptions pour les citoyens tchèques, polonais et slovaques. Une quatrième couleur (gris) est prévue pour les zones dans lesquelles il n'existe pas de données suffisantes ou lorsque le nombre de tests menés pour 100.000 habitants est jugé trop faible.Selon la recommandation, les voyageurs venant d'une zone orange, rouge ou grise peuvent se voir imposer à l'arrivée une quarantaine et/ou un dépistage.

Par ailleurs, les Etats membres ont convenu qu'il n'y aura pas de restrictions, telles qu'une quarantaine ou des tests, pour les voyageurs provenant de régions "vertes". Code couleurs unique, critères communs, meilleure information du public: les Européens ont trouvé un terrain d'entente pour mettre fin à l'instabilité présente, face à la forte hausse du rythme des contaminations. Ces mesures devront cependant être publiées au moins 24 heures avant leur mise en œuvre. Les voyageurs doivent également pouvoir bénéficier d'informations claires, complètes et opportunes sur les restrictions et les conditions d'entrée dans un pays donné. Mais les Etats restent libres de suivre les mesures recommandées.

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