L’UE sanctionne des proches de Vladimir Poutine — Empoisonnement de Navalny

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Bruxelles les a jugés responsables de l'empoisonnement en Russie de l'opposant Alexeï Navalny.

Sept personnalités russes, proches du pouvoir, ont été sanctionnées, ce jeudi, par l'Union européenne.

Le chef de la diplomatie russe Sergei Lavrov, informé de ces décisions par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, a averti mercredi qu'elles ne " resteraient pas sans conséquences ".

La liste publiée jeudi au Journal officiel de l'Union européenne comprend les noms de Andreï Yarin, chef de la direction des affaires intérieures de l'administration présidentielle, son adjoint Sergueï Kirienko, le vice-ministre de la Défense Pavel Popov, trois autres responsables russes, ainsi que le "State Scientific Research Institute for Organic Chemistry and Technology" (GosNIIOKhT). Dans les faits, la liste des sanctions imposées par l'Union européenne est assez longue et vise clairement des proches de Poutine.

Soulignant que l'opposant a été "la cible d'actes systématiques de harcèlement et de répression par des acteurs étatiques et judiciaires de la Fédération de Russie [et que le Novitchok] n'est accessible qu'à des autorités étatiques de la Fédération de Russie", les Européens estiment qu'"il est raisonnable de conclure que l'empoisonnement d'Alexeï Navalny n'a été possible qu'avec le consentement de l'administration présidentielle". Cette liste compte déjà 8 noms, dont 4 Russes, et un centre de recherches en Syrie.

Le Royaume-Uni a parallèlement annoncé des sanctions contre le directeur du FSB, le service fédéral de sécurité russe, Alexandre Bortnikov.

" Le Royaume-Uni va continuer de travailler étroitement avec nos partenaires internationaux pour nous opposer à l'utilisation d'armes chimiques par la Russie", a déclaré le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab sur Twitter. "La réponse de Moscou " sera conforme aux intérêts de la Russie ", a-t-il ajouté".

Il ne s'agit pas des premières personnalités russes visées par l'UE.

L'opposant russe a été hospitalisé le 20 août à Omsk où l'avion s'était posé en urgence après qu'il a fait un malaise à bord. Selon les résultats des examens, le diagnostic principal est un trouble métabolique dont la cause n'a pas été établie, mais les médecins n'ont pas découvert de poison dans le sang ni l'urine du patient. Cette accusation avait été formulée après que l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) avait confirmé qu'Alexeï Navalny avait bien été empoisonné par un agent neurotoxique du groupe Novitchok, une substance conçue par des spécialistes soviétiques à des fins militaires. Il l'a quitté le 23 septembre au terme de 32 jours d'hospitalisation, dont 24 dans le coma.

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