L’UE ouverte sur la pêche et prête à poursuivre les négociations — Brexit

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L'échange du Britannique avec la présidente de la Commission européenne et celui du Conseil européen est prévu à 20H30 (18H30 GMT).

" Le Premier ministre a déclaré qu'il attendait avec impatience les résultats du sommet européen " jeudi, avant de " présenter les prochaines étapes pour le Royaume-Uni", ont ajouté ses services dans un communiqué.

Le Britannique devrait attendre le résultat de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, prévue jeudi et vendredi à Bruxelles, avant de prendre une décision sur la suite des pourparlers, a expliqué une source proche des discussions.

Le négociateur de l'UE, Michel Barnier a ensuite annoncé en conférence de presse qu'il souhaitait continuer à négocier la semaine prochaine à Londres, puis la suivante à Bruxelles, et ce de manière "intensive".

Si elle a réitéré que l'UE travaille d'arrache pied pour parvenir à un accord, elle a, toutefois, tenu à préciser que conclure un deal avec les Britanniques ne se fera pas "à n'importe quel prix".

Ils devraient aussi inviter le négociateur de l'Union, Michel Barnier, "à poursuivre les négociations" d'ici à la fin octobre, date qu'ils se sont fixés pour trouver un accord.

"Nous sommes franchement à un stade très critique (.) sous une extrême pression", a estimé Michael Roth, ministre adjoint allemand chargé des Affaires européennes, appelant le Royaume-Uni à faire "des progrès substantiels" sur les trois sujets de blocage. "C'est vraiment très artificiel", a insisté l'Elysée, qui considère le 31 décembre comme le véritable "point de non-retour".

" Tel que c'est maintenant, l'hypothèse d'un "no-deal" est l'hypothèse très crédible, malheureusement vraisemblable aujourd'hui", a-t-il déclaré devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale". "Cela veut dire qu'entre le 15 octobre et la mi-novembre, tout doit se jouer".

Un sommet informel des dirigeants de l'UE - à l'origine consacré à la Chine - est programmé le 16 novembre à Berlin, pour ce qui apparaît de plus en plus comme une nouvelle échéance.

Trois sujets bloquent toujours les pourparlers: la pêche, les garanties réclamées aux Britanniques en matière de concurrence - malgré de récents progrès - et la manière de régler les différends dans le futur accord.

" Il est dans l'intérêt des deux parties d'avoir un accord en place avant la fin de la période de transition", écrit le président du Conseil européen, Charles Michel, dans sa lettre d'invitation aux Vingt-Sept.

Parmi les questions toujours en suspens, la pêche reste explosive pour une poignée d'Etats membres (France, Belgique, Pays-Bas, Irlande, Danemark), quand bien même l'activité ne représente qu'une part négligeable de l'économie des 27 et du Royaume-Uni: les Européens pêchent chaque année pour 635 millions d'euros dans les eaux britanniques et les Britanniques pour 110 millions d'euros dans celles de l'UE.

En cas d'échec des négociations post-Brexit, les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), s'appliqueraient aux relations commerciales entre le Royaume-Uni et l'UE, causant d'importants coûts pour les entreprises importatrices des deux côtés et des retards aux frontières en raison des contrôles douaniers.

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