Covid-19 + grippe : le scénario catastrophe à éviter à tout prix

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Dans une pharmacie parisienne, les patients ont défilé toute la journée pour se procurer le vaccin contre la grippe, disponible depuis mardi 13 octobre.

Cet appel est relayé en priorité vers toutes les personnes les plus fragiles qui reçoivent une prise en charge vaccinale.

Plus que jamais cette année, la vaccination antigrippale est un enjeu majeur de santé publique pour tous: soignants et patients. En France, la couverture vaccinale chez les sujets à risque était de 48 % en 2019-2020, très loin de l'objectif de 75 % préconisé par la Haute autorité de santé (HAS). Si ces derniers se révélaient finalement négatifs, les lots seraient jetés (un choix rendu possible grâce au soutien financiers des états).

Les vaccins seront fournis aux groupes à risque comme les 65 ans et plus, les femmes enceintes et les personnes atteintes de maladies préexistantes, ainsi qu'aux travailleurs de la santé et des services sociaux de première ligne.

En revanche, le ministère, qui anticipe "une demande accrue en vaccins cette année", engage "les personnes ne présentant pas de risque particulier, qui souhaiteraient se faire vacciner, à différer leur vaccination à début décembre". Même constat dans les Ehpad.

Lorsque moins de 30% des patients étaient immunisés contre la grippe, le taux de mortalité par coronavirus était d'environ 150 pour 100 000 personnes.

Les femmes enceintes, ainsi que les personnes obèses (dont l'indice de masse corporelle ou IMC dépasse 40), pas forcément identifiées par les autorités sanitaires, sont également ciblées par la campagne et peuvent se voir prescrire un vaccin par des professionnels de santé. C'est le bon réflexe pour être protégé. C'est le message que transmettent l'Agence régionale de santé (ARS) Occitanie et ses partenaires au moment de lancer ce mardi la campagne de vaccination contre cette maladie, jusqu'au 31 janvier.

Rappelons-le, comme c'est d'ailleurs le cas pour le Covid-19, ce sont les personnes âgées de plus de 65 ans, les personnes atteintes de certaines maladies, comme l'asthme, le diabète, l'obésité majeure. qui sont les plus susceptibles de développer une forme grave et/ou mortelle de la grippe et donc appelées à se faire vacciner. En 2017-2018, l'épidémie avait causé près de 45 000 séjours hospitaliers. Pierre Ricordeau avance plusieurs tentatives d'explications: " peut-être un sentiment antivaccins chez certains", " des personnes jeunes pensent ne pas avoir d'intérêts à se faire vacciner", " la méconnaissance de l'impact que peut avoir le virus sur les personnes avec lesquelles ces personnes vont travailler ". "On évite de se retrouver avec des personnes qui vont chez le médecin et demandent un test Covid parce qu'ils ont des symptômes qui ressemblent à ceux de la grippe". Ils n'imaginent pas faire face à une pénurie de vaccins, du moins pas dans l'immédiat.

Les intentions de vaccination seraient en hausse de 10 points par rapport à l'an passé. "Un approvisionnement continu auprès des laboratoires pharmaceutiques est prévu", rappelle-t-il dans le communiqué. Olivier Véran avait annoncé, en septembre, une commande de vaccins supplémentaire de 30 %."Les fabricants ont déjà augmenté leur production, a assuré Olivier Bogillot, le président de Sanofi France à l'AFP". Pour Rémi Salomon en revanche, le contexte de défiance actuel pourrait limiter le nombre de vaccinations.

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