Un commissariat de police attaqué à Paris (Vidéo) — France

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Le commissariat de Champigny-sur-Marne, dans le Val de Marne, a été la cible d'une attaque dans la nuit de samedi à dimanche par une quarantaine de personnes au moyen de barres de fer et de tirs de mortier, a-t-on appris dimanche auprès des autorités locales.

Deux agents étaient devant le commissariat de Champigny en train de fumer une cigarette, lorsqu'une quarantaine de personnes, visages dissimulés et armées de barres de fer, sont arrivées, cassant notamment des vitres de véhicules de police et la porte vitrée de l'entrée, selon une source policière. "Il n'est pas admissible que des voyoux se sentent libres de faire ce qu'ils veulent dans le quartier du Bois L'Abbé", a-t-elle ajouté, précisant qu'elle comptait se rendre sur place plus tard dans la journée.

Huit mortiers ont été retrouvés non loin du commissariat, a indiqué la préfecture de police de Paris. " Ce n'est pas n'importe quel symbole qui est attaqué, c'est un commissariat de police".

" Il y a des caïds, des voyous, qui essaient d'impressionner la République (...) Ils ne gagneront pas", a ensuite affirmé Gérald Darmanin.

"Le syndicat Alliance a aussitôt dénoncé cette attaque". Plus personne ne respecte les forces de l'ordre et le gouvernement n'a pas réussi pour l'heure malheureusement à inverser cette tendance. D'après une source proche de l'enquête, le policier le plus gravement blessé est dans un état stable mais toujours en coma artificiel.

Le président Emmanuel Macron recevra jeudi matin les syndicats de policiers. " Là, on est sur quelque chose de complètement différent : on a voulu attenter à l'intégrité physique de deux policiers", a estimé l'édile, disant sa " sidération " face à ses actes.

"C'est un quartier " agité", " avec une route périphérique autour, une seule entrée et une seule sortie " donc c'est " compliqué " pour les forces de l'ordre, explique François Cocq, ex-maire adjoint de la commune et enseignant dans un collège à proximité du quartier. "En utilisation normale, il est planté au sol et tiré en l'air". Difficile de définir ce qu'est une "arme à destination".

Cette attaque, au cœur d'une Zone de sécurité prioritaire, a déclenché un vif émoi chez les policiers et les foudres de l'opposition de droite qui appelle le gouvernement à davantage de fermeté.

"Ces scènes de guerre sont intolérables", pour Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France.

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