Des mesures restrictives à mettre en place d'ici samedi

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A Marseille et en Guadeloupe, "si la situation sanitaire ne s'améliore pas, il faudra prendre des mesures plus fortes", a averti Olivier Véran en évoquant "une possible fermeture des bars" ou "l'interdiction de rassemblements publics".

Olivier Véran a fait un point jeudi sur l'épidémie de coronavirus, soulignant des inquiétudes autour des villes de Lyon et de Nice, où des mesures de restriction seront décidées localement d'ici samedi.

"Nous sommes confrontés à des difficultés organisationnelles sur les tests", a reconnu le ministre, alors que les images de files d'attente devant des laboratoires se multiplient, et que les délais pour obtenir les résultats s'allongent.

Olivier Véran sous pression. Plusieurs points de divergence ont été constatés, notamment la vitesse et le mode de propagation du virus.

Le ministre a d'ailleurs particulièrement axé son propos sur la nouvelle stratégie gouvernementale: les actions ciblées à l'échelle de villes ou de départements, grâce à des "outils qui permettent une vision détaillée, quasi en temps-réel", permettant "d'anticiper et d'intervenir de manière ciblée". En région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le nombre de personnes en réanimation pour Covid-19 inquiète également le ministre - ils occupent 30 % des lits, contre 15 % sur l'ensemble du pays. En effet, le taux d'incidence était mercredi soir en France de 83 cas pour 100.000 alors qu'il était à 40 fin août et à 10 fin juillet.

Ainsi, alors que dans les crèches, les assistantes maternelles ne devaient porter le masque qu'en présence des parents, "le port du masque sera désormais obligatoire pour tous les professionnels de crèche, y compris en présence des enfants", a annoncé le ministre, envisageant toutefois des "dérogations" par exemple "avec des enfants présentant des troubles du comportement". Il rappelle également que le test PCR "n'est pas un geste barrière", il faut le faire quand on a un doute, des symptômes ou lorsqu'on est un cas avéré, c'est-à-dire qu'on a été contacté par une ARS, la Sécurité sociale ou un patient positif avec qui on a eu un contact. "On ne se bat pas avec les mêmes armes, déclare-t-il aussi". "Les enfants doivent aller à l'école et il n'y a pas lieu de renvoyer les élèves chez eux, voire de fermer des établissements entiers, à la première alerte", a-t-il ajouté. Ce qui a conduit Olivier Véran a annoncer que "Lorsqu'un enfant est testé positif (...), il doit être isolé sept jours chez lui, mais les autres enfants de sa classe pourront normalement continuer à se rendre à l'école". Europe 1 précise que les personnes qui paient sont celles confrontées à une urgence, comme le besoin d'un test négatif récent pour prendre l'avion.

La France a déjà passé des premières commandes de tests antigéniques (tests salivaires) à hauteur de 5 millions de tests qui arriveront d'ici début octobre, a annoncé le ministre de la Santé.

Vers un nouveau protocole sanitaire à l'école: le ministère de l'Education étudiait vendredi un allègement des règles sur les cas contacts qui devrait faire baisser les femertures de classe pour cause de Covid-19. Nous attendons de façon imminente l'avis de la Haute autorité de santé " (HAS), a indiqué M. Véran.

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