Assassinat d’el-Assad : Damas s’insurge après les aveux de Trump

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"J'aurais préféré l'éliminer. J'avais veillé à ce que cela soit planifié" après l'attaque chimique d'avril 2017 attribuée au régime de Bachar al- Assad, a déclaré Donald Trump sur Fox News.

En représailles, le président américain avait ordonné des frappes sur la base aérienne d'Al-Chaayrate (Centre). Tout était prêt mais (James) Mattis ne voulait pas le faire. Mattis était un général largement surestimé, et je m'en suis séparé " a-t-il lancé.

En 2018, le célèbre journaliste américain Bob Woodward publiait " Fear: Trump in The White House ", Celui qui a été à l'origine de l'Affaire du Watergate indiquait dans un passage de l'ouvrage que le président américain aurait appelé le chef du Pentagone pour lui faire part de son souhait d'assassiner le leader syrien Bachar el-Asad.

En 2018, dans son ouvrage "Fear", le journaliste Bob Woodward assurait que le président américain avait fait pression pour assassiner Bachar al-Assad l'année précédente. James Mattis serait alors allé dans son sens, avant de faire marche arrière en toute discrétion sitôt la réunion terminée.

Jim Mattis avait annoncé le 20 décembre 2018 qu'il quittait son poste, critiquant notamment la stratégie diplomatique de Donald Trump après l'annonce du retrait des troupes américaines en Syrie. "Les aveux de M. Trump confirment que l'administration américaine est un Etat voyou et hors-la-loi, qui poursuit les mêmes méthodes que les organisations terroristes avec des meurtres et des liquidations", ajoute le ministère. Il a fait plus de 380.000 morts et des millions de déplacés. Damas a traité le pays de Trump d'"État voyou".

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